La guerre opposant les États-Unis et Israël à l’Iran et impliquant plusieurs acteurs du Moyen-Orient est entrée dans son douzième jour, mercredi 11 mars 2026. Les tensions restent vives dans la région, marquées par de nouvelles frappes israéliennes et par des menaces d’escalade de la part de Téhéran.
Selon plusieurs sources, l’armée israélienne a mené de nouvelles frappes visant des positions en Iran ainsi qu’à Beyrouth. Parallèlement, la situation maritime dans le Golfe s’est fortement dégradée : trois navires ont été touchés par des « projectiles inconnus » à proximité du détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole.
Trump promet un retour rapide de la sécurité dans le détroit d’Ormuz
Dans ce contexte de tensions, le président américain Donald Trump s’est voulu rassurant sur la sécurité de la navigation dans cette zone clé.
Interrogé à la Maison Blanche sur la circulation des pétroliers dans le détroit d’Ormuz, largement perturbée par le conflit, il a affirmé qu’un retour à la normale interviendrait rapidement.
« Vous allez voir une grande sécurité et cela va arriver très, très rapidement », a déclaré le président américain.
Le détroit d’Ormuz constitue l’un des points névralgiques du commerce énergétique mondial, par lequel transite une part importante des exportations de pétrole du Golfe.
L’Iran menace de cibler les ports de la région
De son côté, l’Iran a haussé le ton face à l’éventualité d’attaques contre ses infrastructures portuaires.
Les forces armées iraniennes ont averti que toute attaque visant leurs ports ou leurs quais entraînerait une riposte directe contre des infrastructures similaires dans la région.
« Si nos ports et nos quais sont menacés, tous les ports et quais de la région deviendront des cibles légitimes », a déclaré un porte-parole militaire, cité par la télévision d’État iranienne.
Le président iranien fixe les conditions d’une fin de guerre
Dans un message publié sur le réseau social X, le président iranien Massoud Pezeshkian a réaffirmé la position de Téhéran sur les conditions nécessaires pour mettre fin au conflit.
« Lors d’échanges avec les dirigeants de la Russie et du Pakistan, j’ai réaffirmé l’engagement de l’Iran en faveur de la paix dans la région. La seule manière de mettre fin à cette guerre – déclenchée par le régime sioniste et les États-Unis – est de reconnaître les droits légitimes de l’Iran, de verser des réparations et de fournir des garanties internationales fermes contre toute future agression », a-t-il écrit.
Alors que les hostilités se poursuivent, la crainte d’un élargissement du conflit à l’ensemble du Golfe et aux principales routes maritimes mondiales continue d’alimenter les inquiétudes internationales.
R.B.H










