Le président de l’Assemblée des représentants du peuple, Brahim Bouderbala, a affirmé mercredi 11 mars que le dîner d’iftar qui devait être organisé mardi soir pour les députés dans un hôtel de la capitale devait être financé directement par les élus eux-mêmes, et non par les fonds publics.
Dans une déclaration accordée à Diwan FM, il a expliqué que cette initiative avait été envisagée à l’occasion de la tenue d’une séance plénière consacrée à l’examen d’une proposition de loi. Selon lui, plusieurs députés de l’intérieur du pays devaient se déplacer à Tunis, d’où l’idée d’organiser un iftar collectif.
Toutefois, cette réception a finalement été annulée à la suite du décès du député Salah Mbarki.
« Les députés auraient payé eux-mêmes »
Brahim Bouderbala a insisté sur le fait que le dîner ne devait en aucun cas être financé par l’argent public.
« Les députés ont le droit de choisir l’endroit où ils souhaitent se réunir. Le dîner devait être payé directement par eux », a-t-il déclaré, démentant les informations selon lesquelles la réception aurait été organisée aux frais de l’État.
Il a également précisé que les dépenses prises en charge par le Parlement sont limitées aux activités organisées à l’intérieur de l’Assemblée ou dans le cadre de missions officielles, comme les visites de terrain ou la diplomatie parlementaire.
Une invitation officielle qui interroge
Cependant, le message d’invitation adressé aux députés et diffusé sur les réseaux sociaux semble contredire cette version.
Le SMS indique en effet que « l’Assemblée des représentants du peuple organise un iftar en l’honneur des députées et députés » le mardi 10 mars 2026 à l’hôtel Mövenpick Gammarth Tunis, et invite les élus à confirmer leur présence via l’adresse électronique officielle du protocole de l’Assemblée.
La formulation de cette invitation, mentionnant explicitement que l’iftar est « organisé » par le Parlement, a alimenté les interrogations sur la nature et le financement de l’événement.

Une polémique déclenchée sur les réseaux sociaux
La controverse a éclaté après une publication du député Bilel Mechri sur Facebook. Celui-ci affirmait que le président du Parlement comptait organiser un iftar dans un hôtel de luxe « aux frais du peuple », dans un contexte marqué par la hausse du coût de la vie.
Cette publication a rapidement suscité une vague de réactions et de critiques en ligne, poussant Brahim Bouderbala à réagir pour démentir toute utilisation de fonds publics.
Le président de l’ARP a également dénoncé ce qu’il a qualifié de « publications anarchiques » visant à nuire à l’institution parlementaire et à ses membres, estimant que certaines parties cherchent à « s’acharner » contre le Parlement.
S.H










