Un phénomène inquiétant prend de l’ampleur dans plusieurs quartiers populaires de Tunis : des enfants, parfois très jeunes, s’attaquent régulièrement à des véhicules, qu’ils soient stationnés ou en circulation, en les ciblant par des jets de pierres. Ces agressions provoquent non seulement des dégâts matériels importants, mais également une panique considérable parmi les conducteurs et les passagers.
Plusieurs témoignages recueillis sur la page IFM Info Trafic confirment l’ampleur de ces incidents. Les internautes relatent des scènes où des voitures en stationnement ont vu leurs vitres brisées, ou encore des véhicules en circulation contraints de freiner brusquement pour éviter les projectiles, mettant en danger la vie de leurs occupants et celle des piétons. Dans certains cas, des passagers, pris de panique, ont été blessés par des éclats de verre ou ont été victimes de chocs liés à des manœuvres brusques.

Selon l’un des automobilistes, ces actes de vandalisme ne se produisent pas uniquement la nuit ou dans des zones mal éclairées : « Ils m’ont ciblé en plein jour, alors que tout le monde regardait, et qu’une patrouille de police se trouvait à environ un kilomètre », lit-on dans la section commentaires sous l’une des publications sur la page IFM Info Trafic.
Ce récit souligne l’audace et l’impunité dont semblent jouir certains enfants, ainsi que le risque immédiat pour la sécurité des passagers et des automobilistes, même en pleine journée, exposant le caractère sérieux et urgent de ce fléau dans les quartiers touchés.

La situation n’est pas moins dangereuse dans les quartiers dits chics de Tunis. À El Manar et El Menzah, certains enfants utilisent des pétards pour effrayer les automobilistes ou créer des distractions dangereuses sur la route, au niveau des feux de circulation et carrefours. Plusieurs témoignages recueillis auprès des usagers des artères principales de ces quartiers illustrent des scènes de frayeur intense.
Outre les conséquences pour les automobilistes, la répétition de tels incidents contribue à un sentiment d’insécurité croissant et à la détérioration du cadre de vie. Les transports publics et les lignes de bus sont également affectés. Plusieurs incidents ont été récemment signalés par les sociétés de transport.
Les experts en sciences sociales soulignent que la réponse purement répressive ne suffira pas à endiguer ce phénomène. Il s’agit d’une question complexe, mêlant éducation, sécurité et intégration sociale, qui nécessite des solutions à la fois préventives et pédagogiques. En effet, les enfants, laissés sans encadrement, trouvent dans ces actes une forme d’exutoire ou de jeu perverti par l’absence de règles et la banalisation de comportements dangereux.

Pour le moment, aucune mesure officielle — ni dispositif spécifique, ni campagne institutionnelle de prévention — n’a été annoncée pour faire face à cette recrudescence d’agressions, malgré la multiplication des incidents et la médiatisation croissante du phénomène sur les réseaux sociaux. Cette absence de réaction renforce le sentiment d’insécurité et laisse les citoyens démunis face à des comportements de plus en plus dangereux.
N.J











Commentaire
Gg
Des caméras de surveillance permettent de repérer puis d’identifier les sauvageons, et de faire payer les parents.
Ils ne peuvent pas payer ? Alors travail non rémunéré pour la commune.