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Transparence, indépendance et dialogue social : Selmi lance son mandat sous le signe de la rupture

Par Nadya Jennene

Dans la foulée de son élection à la tête de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), samedi 28 mars 2026, Salaheddine Selmi a livré sa toute première déclaration médiatique esquissant les priorités d’un mandat placé sous le signe de la rupture et de la reconstruction.

Au micro de Mosaïque FM, le nouveau secrétaire général a évoqué deux axes majeurs qui structureront l’action du bureau exécutif issu du congrès : une dimension interne, visant à réformer en profondeur le fonctionnement de la centrale, et une dimension externe, centrée sur la redéfinition des relations avec le pouvoir exécutif.

Sur le plan interne, Salaheddine Selmi a insisté sur la nécessité de rompre avec les pratiques ayant pu porter atteinte à l’image de l’organisation au cours des dernières années. Il a indiqué qu’il s’engagerait, avec les membres du nouveau bureau exécutif, à consacrer le principe de transparence dans l’ensemble des affaires de l’UGTT, qu’elles soient administratives, financières ou organisationnelles.

Dans le même esprit, il a réaffirmé l’attachement de la Centrale syndicale à son indépendance, appelant à la préserver de toute forme de polarisation ou d’instrumentalisation politique. Une exigence qu’il a présentée comme essentielle à la crédibilité et à l’efficacité de l’action syndicale.

Sur le front social, le nouveau dirigeant syndical a réitéré l’engagement de l’UGTT à défendre les droits des travailleurs, tout en se déclarant ouvert à un dialogue « sérieux et constructif » avec les autorités. Toutefois, il a dénoncé la dégradation actuelle du climat social, marquée notamment par la suspension du dialogue social, les retenues automatiques sur les cotisations syndicales — qu’il considère comme un droit acquis — ainsi que l’annulation de plusieurs accords sectoriels.

Face à cette situation, Salaheddine Selmi a exprimé l’espoir de voir le dialogue social reprendre son cours normal, « comme auparavant », dans l’intérêt du pays et de la stabilité nationale.

Figure bien connue de la centrale, Salaheddine Selmi est fort d’un parcours marqué par des responsabilités de premier plan, notamment en tant que secrétaire général adjoint chargé du secteur public, un domaine stratégique au cœur des équilibres économiques et sociaux. Son engagement de longue date et sa maîtrise des dossiers sensibles — dialogue social, négociations avec les autorités, gestion des entreprises publiques — lui confèrent un profil à la fois technique et politique.

Son élection ouvre ainsi une nouvelle séquence pour l’UGTT, entre continuité organisationnelle et défis majeurs, dans un contexte où les attentes internes demeurent fortes et les équilibres avec le pouvoir exécutif particulièrement délicats. 

N.J

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