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Les discussions américano-iraniennes à Islamabad échouent, Washington maintient la pression

Par Sarra Hlaoui

Les négociations entre les États-Unis et l’Iran, tenues à Islamabad, se sont achevées sans accord, a annoncé dimanche 12 avril 2026, le vice-président américain J. D. Vance, évoquant l’absence de progrès malgré la présentation d’une « offre finale et optimale » à la partie iranienne.

Après plus de 21 heures de discussions dans la capitale pakistanaise Islamabad, la délégation américaine a quitté les lieux sans percée significative. « Nous verrons si les Iraniens accepteront », a déclaré Vance, laissant entendre que la porte restait entrouverte à une reprise des pourparlers.

 Des divergences majeures sur le nucléaire et le détroit d’Hormuz

Côté iranien, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères a reconnu des avancées partielles, tout en confirmant l’échec global des discussions en raison de divergences sur « deux points essentiels ».

Le principal point d’achoppement demeure le programme nucléaire iranien. Washington exige un engagement ferme et durable de Téhéran à ne pas développer d’arme nucléaire ni les capacités permettant d’y parvenir rapidement. Une ligne rouge que l’administration américaine considère comme non négociable.

L’Iran, de son côté, continue d’affirmer que son programme nucléaire est exclusivement civil.

Un autre point de tension majeur concerne le détroit d’Hormuz, passage stratégique par lequel transite près de 20 % de l’approvisionnement mondial en pétrole. Sa réouverture constitue un enjeu central des discussions, alors que Téhéran l’a fermé dans le contexte du conflit en cours.

 Un contexte de guerre et de pression militaire

Ces négociations interviennent dans un climat particulièrement tendu, marqué par des frappes américaines et israéliennes contre des installations iraniennes, dans le cadre d’un conflit déclenché fin février.

Les États-Unis avaient annoncé une suspension temporaire de leurs attaques pour une durée de deux semaines, dans l’espoir d’aboutir à un compromis diplomatique. Un cessez-le-feu fragile dont l’avenir dépend désormais de l’évolution des discussions.

Parallèlement, l’armée américaine a indiqué avoir entamé des préparatifs en vue d’opérations de sécurisation dans le détroit d’Hormuz, notamment pour le déminage, bien que ces informations aient été contestées par les médias officiels iraniens.

 Des exigences jugées « excessives » par Téhéran

Selon l’agence iranienne Agence Tasnim, l’échec des discussions serait imputable aux « exigences excessives » formulées par Washington.

Parmi les revendications iraniennes figureraient notamment la levée des avoirs gelés à l’étranger, le paiement de compensations liées au conflit, ainsi que la reconnaissance de ses droits nucléaires.

Téhéran réclamerait également un contrôle accru sur le détroit d’Hormuz, voire l’instauration de droits de passage, une proposition jugée inacceptable par les États-Unis, qui insistent sur la liberté de navigation.

 Une première historique sans percée

Ces pourparlers constituent le premier contact direct entre Washington et Téhéran depuis plus d’une décennie, et le plus haut niveau d’échanges depuis la Révolution islamique de 1979.

Malgré ce caractère inédit, les discussions n’ont pas permis de rapprocher significativement les positions.

Le président américain Donald Trump, en contact régulier avec son vice-président durant les négociations, avait pourtant appelé à faire preuve de flexibilité et de bonne foi.

« Nous avons été extrêmement flexibles », a assuré J. D. Vance, reconnaissant toutefois l’absence de progrès.

 Des enjeux énergétiques mondiaux en suspens

Au-delà des considérations diplomatiques, l’échec de ces négociations maintient une forte incertitude sur les marchés énergétiques mondiaux.

La fermeture du détroit d’Hormuz et l’escalade militaire ont déjà entraîné une hausse des prix du pétrole, dans un contexte où ce passage maritime reste vital pour l’approvisionnement global.

L’absence d’accord laisse ainsi planer le risque d’une prolongation des tensions, voire d’une aggravation du conflit, avec des répercussions économiques à l’échelle internationale.

S.H

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Commentaire

  1. Salah tataouine

    Répondre
    12 avril 2026 | 14h22

    comment lire islabaad /usa/iran
    1)Ne lisez pas les dépêches. Suivez les fils. Un fil va de Diego Garcia à Ormuz. Un autre va du data center chinois à Téhéran. Un autre va de la zone 209 à Haïfa. Un autre va de Vance à Ghalibaf. Tirez sur un fil, et vous verrez tout le réseau vibrer. Carthage et Tyr sont les balcons d’où l’on voit passer ces vibrations.(une pensée à nos freres libanais par l histoire et le sang)
    2)Ne regarde pas les communiqués. Regarde les poignées de main. Ne regarde pas les victoires annoncées. Regarde qui est assis à la table. Le grand bazar de Téhéran a changé de marchands, mais la caravane continue. Ghalibaf, c’est le nouveau visage d’un vieux régime. Les États-Unis lui serrent la main parce qu’ils ont besoin d’un accord. Les tapis sont les mêmes : sous le nucléaire, le pétrole ; sous le pétrole, les détroits ; sous les détroits, la survie du régime. Holmes du desert , sors ta loupe.
    3)Les chiffres ne sont pas des montants, ce sont des clés. 9 milliards gelés en Corée : Washington les rend contre la liberté de navigation dans Ormuz. 17 à 27 milliards de ventes pétrolières : ils échappent au dollar grâce à la Chine. La vraie bataille d’Islamabad n’est pas nucléaire, elle est monétaire. Celui qui impose sa monnaie gagne la guerre, celui qui n’en a plus meurt.

    4)) À qui profite le crime ? À ceux qui voulaient vider la table avant de s’asseoir. En éliminant Soleimani, Fakhrizadeh, peut-être d’autres, les États-Unis et Israël ont décapité une partie de l’appareil dur iranien. Résultat : aujourd’hui, un général des Gardiens (Ghalibaf) négocie avec le vice-président américain. Le crime a nettoyé le terrain pour un accord que les intransigeants auraient empêché. Et au Venezuela, si Maduro tombe ou est “prisonnier”, ce sera le même schéma : éliminer l’obstacle, puis négocier avec un successeur plus accommodant. Le crime ne profite pas à la justice. Il profite à la realpolitik. ((((la malédiction d etre un ami de la russie …nasser khadafi saddam bachar maduro khamenaii ..etc alors 20 millions de barils par jour soyons les amis de nous meme

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