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Unification des caisses sociales : le syndicat fixe ses préalables

Par Myriam Ben Zineb

L’idée d’unification de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS) s’impose comme l’un des principaux dossiers du moment. Face à cette orientation, le syndicat précise sa position et pose ses conditions.

Une réforme jugée nécessaire

À travers la Fédération générale des caisses sociales, l’UGTT estime que la réflexion autour d’une fusion des deux structures est légitime, compte tenu des difficultés financières, économiques et démographiques qui pèsent sur le système de protection sociale.

Elle reconnaît que cette option pourrait permettre de simplifier les procédures, de faciliter la mobilité des droits entre secteurs public et privé et de réduire les lourdeurs administratives.

Pas de réforme sans traitement de fond

Pour autant, la centrale syndicale refuse toute approche réduite à une simple décision administrative. Elle met en garde contre une unification qui se ferait sans traiter des déséquilibres structurels, au risque de transférer les déficits d’un régime à un autre sans solution durable.

Dans cette logique, elle écarte également les réponses classiques, notamment une hausse des cotisations, jugée contre-productive et pénalisante pour les assurés.

Des conditions clairement posées

L’UGTT conditionne la réussite de cette réforme à plusieurs préalables :

  • Assainir la situation financière des caisses, en réglant les dettes accumulées et en clarifiant les engagements ;
  • Instaurer une gouvernance transparente et indépendante, fondée sur la responsabilité et la redevabilité ;
  • Accélérer la digitalisation, avec des systèmes intégrés permettant d’améliorer les services et la traçabilité des droits ;
  • Adopter une approche participative, impliquant l’ensemble des parties prenantes.

Une position qui croise les orientations officielles

Cette prise de position intervient alors que le chantier de réforme est engagé. Le 27 mars 2026, le ministre des Affaires sociales, Issam Lahmar, avait défendu devant le Conseil national des régions et des districts une réforme « structurelle et équilibrée », excluant toute solution de facilité comme l’augmentation des cotisations.

Le ministre avait insisté sur la nécessité de repenser le fonctionnement des caisses, de diversifier leurs sources de financement et de préserver les droits des affiliés, tout en misant sur la digitalisation pour améliorer l’efficacité du système.

Une réforme sous haute attente

Au sommet de l’État, le dossier est également suivi de près. Le président de la République, Kaïs Saïed, a appelé à une refonte globale du système, insistant sur la justice sociale, la transparence et la nécessité de rompre avec les dysfonctionnements accumulés.

Dans ce contexte, l’UGTT maintient une ligne claire : réformer, oui, mais sur des bases solides, en garantissant les droits des affiliés et en évitant toute solution partielle.

M.B.Z

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