La Tunisie a réalisé un excédent de sa balance commerciale alimentaire à fin mars 2026, en hausse de 29,65% par rapport à la même période un an auparavant. C’est ce qui ressort des chiffres publiés par Observatoire national de l’agriculture (Onagri).
Le pays a ainsi amélioré sa balance commerciale alimentaire, passant d’un excédent de 615,7 millions de dinars (MD) à fin mars 2025 à 798,3 MD à fin mars 2026. Le taux de couverture a progressé de 4,8 points, passant de 134,8% à 139,6% sur la même période.
Exportations dynamiques et excédent renforcé
En termes de valeur, les exportations alimentaires ont enregistré une hausse de 17,9%, tandis que les importations ont augmenté de 13,9%. Cet excédent s’explique principalement, d’une part, par l’augmentation des exportations de l’huile d’olive (+38,1%) et ceci malgré la hausse des importations des céréales (+7,7%).
S’agissant des prix à l’exportation, ils ont diminué de 3,6% pour l’huile d’olive, de 18,3% pour les tomates et de 6,7% pour les agrumes, tandis qu’ils ont augmenté de 6,6% pour les produits de la pêche et de 3,2% pour les dattes par rapport à la même période de l’année précédente.
Concernant les prix à l’importation, ceux des produits céréaliers ont baissé de 15,6% pour le blé dur, de 9,9% pour le blé tendre et de 7,8% pour le maïs, tandis qu’ils ont augmenté de 3,4% pour l’orge. Le prix du sucre a connu une hausse de 30,4%, alors que celui des huiles végétales a baissé de 1%. De même, le prix du lait et de ses dérivés a enregistré une baisse de 7,8%.
L’alimentaire allège le déficit commercial global
Par ailleurs, le déficit de la balance commerciale globale s’est aggravé de 3,62% à fin mars 2026, selon les données publiées par Institut national de la statistique (INS). Il s’est établi à -5,23 milliards de dinars, contre -5,05 milliards de dinars à fin mars 2025.
Les importations alimentaires ont représenté 9,4% des importations totales, tandis que les exportations alimentaires ont compté pour 17,3% des exportations totales.
Dans son communiqué, l’Onagri souligne que l’excédent de la balance commerciale alimentaire a contribué à compenser le déficit de la balance commerciale globale à hauteur de 15,3%.
I.N.










