Dans un contexte de forte rivalité sportive à l’approche du dénouement de la saison, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Sadok Mourali, a tenu, mercredi 22 avril 2026, une réunion avec les dirigeants du Club Africain et de l’Espérance Sportive de Tunis, afin de calmer les tensions et d’assurer une fin de championnat dans les meilleures conditions.
La rencontre a réuni le président de l’Espérance Sportive de Tunis, Hamdi Meddeb, ainsi que le président du Club Africain, Mohsen Trabelsi.
Étaient également présents le président de la Fédération tunisienne de football, Moez Nasri, son vice-président Hussein Jenayah, ainsi que le porte-parole du Club Africain, Hichem Manaï.
Un climat tendu avant le sprint final
Cette initiative intervient alors que les deux clubs de la capitale restent engagés dans plusieurs compétitions majeures, notamment en football et en handball, ce qui accentue la tension entre leurs supporters et leurs entourages respectifs à l’approche des échéances décisives.
Le ministère semble ainsi avoir voulu jouer un rôle de médiation afin d’éviter toute escalade extra-sportive et de préserver le bon déroulement des compétitions nationales.
Le dossier de l’arbitrage au centre des discussions
À l’issue de la réunion, Hichem Manaï a indiqué, dans une déclaration relayée sur la page officielle du Club Africain, que plusieurs sujets avaient été abordés, avec une attention particulière portée au dossier de l’arbitrage.
Selon lui, les représentants de la Fédération tunisienne de football ont reconnu l’existence de dysfonctionnements dans ce secteur, tout en expliquant qu’un processus de reconstruction et de formation était en cours.
Le responsable clubiste a estimé que cette situation soulevait des interrogations quant au niveau de préparation de l’arbitrage tunisien en 2026, jugeant que le temps nécessaire à une refonte du système risquait de peser sur la régularité des compétitions actuelles.
Une reconnaissance jugée importante
Toujours selon Hichem Manaï, le fait que le président de la Fédération ait reconnu ouvertement les insuffisances existantes constitue un élément notable. Il a toutefois insisté sur la nécessité d’accélérer les réformes afin que l’arbitrage puisse répondre rapidement aux exigences du football tunisien.
Vers une fin de saison sous surveillance
Cette réunion traduit la sensibilité du moment sportif en Tunisie, alors que chaque décision peut avoir des répercussions majeures sur les classements et sur le climat général autour des compétitions.
En réunissant les principaux acteurs concernés, Sadok Mourali cherche manifestement à instaurer un dialogue direct entre clubs et instances nationales, dans l’espoir de garantir une fin de saison apaisée.
I.N.










