La tension monte dans le secteur judiciaire à Kairouan. Les avocats de la région ont observé, ce mercredi, un mouvement de protestation accompagné d’une grève générale présentielle pour dénoncer la dégradation des conditions de travail au sein des juridictions locales.
Grève et sit-in au tribunal
À l’appel de la section régionale de l’Ordre des avocats, les professionnels ont organisé une grève générale avec présence obligatoire, assortie d’un rassemblement au siège du tribunal de première instance de Kairouan.
Cette mobilisation s’inscrit dans une série d’actions visant à alerter les autorités sur l’état du service public de la justice dans la région.
Manque de moyens et dysfonctionnements
Les protestataires dénoncent principalement les nombreuses insuffisances affectant les tribunaux, notamment sur les plans logistique, administratif et humain.
Selon plusieurs témoignages relayés par les médias locaux, ces défaillances concernent le manque de personnel judiciaire et administratif, les conditions matérielles jugées précaires ainsi que l’organisation du travail qui compromettrait le bon déroulement des procédures.
Risques pour le fonctionnement de la justice
Au-delà des revendications corporatistes, les avocats mettent en garde contre les conséquences directes sur le fonctionnement de la justice. Le déficit en ressources humaines et matérielles est perçu comme une menace pour le respect des droits des justiciables et pour la qualité du service rendu.
Un signal d’alerte régional
Ce mouvement traduit un malaise plus large au sein des juridictions régionales, dans un contexte où la question des moyens alloués à la justice reste récurrente.
Les avocats appellent ainsi à des mesures urgentes pour renforcer les capacités des tribunaux et améliorer les conditions d’exercice, afin de garantir un fonctionnement normal de l’appareil judiciaire dans la région.
S.H










