Dans un contexte marqué par de nombreuses interrogations sur la régulation du secteur médiatique, le Conseil de presse a tenu à préciser sa position. Il a réaffirmé ses missions, ses limites d’intervention, son attachement à l’autorégulation, à une presse libre, responsable et encadrée par ses propres règles déontologiques, ainsi qu’à la protection du droit du public à une information fiable.
Le Conseil de presse explique vouloir dissiper les ambiguïtés apparues ces derniers temps autour des mécanismes d’autorégulation et réaffirmer la nature strictement professionnelle de son intervention.
Le Conseil souligne qu’il s’agit d’une structure indépendante et à but non lucratif, chargée de mettre en place les outils d’autorégulation des médias conformément à son code de déontologie publié sur son site officiel. Il précise que ce référentiel est le résultat d’un long processus de concertation ayant réuni journalistes, universitaires, juristes et spécialistes du secteur.
À travers cette mission, l’instance affirme contribuer à la défense de la liberté de la presse tout en garantissant le droit des citoyens à accéder à une information précise, crédible et de qualité.
Une instance éthique sans vocation judiciaire
Dans son communiqué, le Conseil de presse se présente comme un mécanisme indépendant d’arbitrage éthique au sein de la profession, faisant de lui un tribunal d’honneur pour la presse écrite, électronique, radiophonique et audiovisuelle.
L’organisation insiste toutefois sur le fait qu’elle ne se substitue ni aux autorités judiciaires ni aux administrations compétentes. Son action demeure limitée au champ déontologique et professionnel, sans interférer avec les procédures légales en vigueur.
Les publications sur les réseaux sociaux également concernées
Le Conseil rappelle également que les contenus diffusés sur les réseaux sociaux par des journalistes relèvent, eux aussi, des principes inscrits dans le code de déontologie.
Il cite notamment l’interdiction des discours comportant une incitation à la violence, à la haine, au racisme, au régionalisme ou à l’intolérance idéologique. Il rappelle aussi le refus de toute forme de discrimination fondée sur le genre, ainsi que l’obligation pour les journalistes de respecter les principes éthiques dans leurs publications personnelles, tout en conservant leur liberté d’expression.
Pas de censure préalable, mais des recommandations
Le Conseil de presse insiste sur le fait que son intervention s’inscrit exclusivement dans le cadre de l’autorégulation. Il indique qu’il peut constater des manquements professionnels, demander des éclaircissements aux journalistes concernés et formuler des recommandations visant à corriger les dérives constatées.
En revanche, il précise ne pratiquer aucune forme de contrôle préalable sur les contenus médiatiques, marquant ainsi sa différence avec toute logique de censure ou de surveillance administrative.
Transparence et confiance du public
L’instance affirme également œuvrer à mieux faire connaître les mécanismes de l’autorégulation auprès du public, notamment par la publication de ses avis, de ses décisions et des procédures permettant de déposer des plaintes lorsqu’un contenu médiatique contrevient aux règles professionnelles.
En conclusion, le Conseil de presse assure qu’il poursuivra pleinement ses missions dans le respect de la loi et des principes déontologiques. Il affirme qu’il ne déviera pas de son rôle de référence éthique indépendante de la pratique journalistique. L’instance estime que l’enjeu actuel ne se limite pas à la défense de la liberté de la presse, mais concerne aussi le renforcement de la confiance dans les mécanismes d’autorégulation et la construction d’un paysage médiatique professionnel, indépendant et responsable, dont le public demeure le véritable capital.
I.N.










