Le journaliste Zied El-Heni a annoncé, jeudi 23 avril 2026, avoir été convoqué pour comparaître vendredi 24 avril 2026 à 9 heures devant la cinquième brigade centrale de lutte contre les crimes liés aux technologies de l’information et de la communication de la Garde nationale à l’Aouina.
L’information a été rendue publique dans une publication Facebook accompagnée d’une copie de la convocation officielle, laquelle précise qu’il doit être entendu en tant que suspect.
Ni la publication du journaliste ni le document partagé ne détaillent les faits à l’origine de cette convocation, ou la nature du dossier concerné.
Aucune communication officielle supplémentaire n’a été rendue publique sur les raisons de cette convocation.

Une convocation après un recours contre Kaïs Saïed
Cette convocation intervient dix jours après l’annonce par Zied El-Heni du dépôt, lundi 13 avril 2026, d’un recours devant le Tribunal administratif contre le président de la République Kaïs Saïed pour excès de pouvoir.
Le journaliste avait indiqué vouloir obtenir de la justice administrative qu’elle contraigne le chef de l’État à mettre en place plusieurs institutions, notamment la Cour constitutionnelle, le Conseil supérieur de la magistrature (CSM) et la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (Haica).
Il affirmait agir à la fois en raison de préjudices personnels et nationaux liés, selon lui, à l’absence ou au dysfonctionnement de ces instances.
Une procédure fondée sur un recours préalable
Selon les éléments publiés alors, Zied El-Heni avait saisi auparavant la présidence de la République par une requête datée du 27 janvier 2026, demandant l’accélération de la mise en place de ces institutions.
Estimant n’avoir reçu aucune réponse dans les délais légaux, il avait ensuite introduit son recours devant le Tribunal administratif.
Une affaire à suivre
À ce stade, aucun lien officiel n’a été établi entre cette procédure administrative engagée contre le chef de l’État et la convocation annoncée pour vendredi.
Les suites de l’audition prévue à l’Aouina devraient permettre de clarifier les motifs exacts de cette nouvelle procédure visant le journaliste.
I.N.










