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Grève maintenue dans le transport : les professionnels dénoncent l’inaction des autorités

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Par Nadya Jennene

    À la veille de l’échéance annoncée, le mouvement de grève générale prévu le 27 avril 2026 dans le secteur du transport public non régulier demeure d’actualité. C’est ce qu’a confirmé, samedi 25 avril 2027, Moez Sellami, vice-président de la Fédération nationale du transport relevant de l’UTICA, pointant l’absence de démarches concrètes de la part des autorités de tutelle pour désamorcer la crise.

    Il a indiqué qu’un contact avait bien été établi avec le cabinet du ministre du Transport. Toutefois, selon lui, les échanges se sont limités à de simples assurances verbales appelant à la suspension du mouvement, sans engagement formel ni mesures tangibles. 

    Une approche jugée insuffisante par les représentants du secteur, d’autant qu’un accord écrit antérieur, consigné dans un procès-verbal officiel, n’a jamais été appliqué.

    « Il est inconcevable de renoncer à une grève sur la base de promesses orales, alors même que des engagements écrits n’ont pas été respectés », a-t-il insisté dans une déclaration à Mosaïque FM, soulignant que les professionnels restent déterminés à poursuivre leur mobilisation, malgré leur volonté initiale d’éviter une escalade.

    Au coeur des revendications figure la révision de la loi n°33 de 2004, dont une modification avait fait l’objet d’un accord formel. Bien que la version finale ait été promise depuis mars 2021, celle-ci n’a toujours pas vu le jour. 

    Les professionnels réclament également une refonte du décret n°580 relatif à l’octroi des licences, qu’ils accusent d’avoir favorisé des bénéficiaires non éligibles, un dysfonctionnement reconnu, selon eux, par l’administration elle-même.

    Le dossier de l’organisation des stations de transport et la publication d’un cahier des charges clair figurent aussi parmi les priorités. Là encore, les représentants du secteur affirment que des textes sont prêts à être adoptés, sans qu’aucune concrétisation à terme. 

    Autre point de crispation : la régulation des applications de transport. Le responsable plaide pour l’élaboration urgente d’un cadre réglementaire, dénonçant une situation paradoxale où ces plateformes opèrent légalement et s’acquittent de leurs obligations fiscales, tandis que les chauffeurs de taxi font l’objet de sanctions.

    La question de la révision tarifaire reste, elle, en suspens. Bien qu’une mise en œuvre ait été promise avant fin mars 2026, aucune décision officielle n’a été annoncée à ce jour, selon Moez Sellami. 

    En dépit de la tension, le responsable estime qu’une issue demeure possible, à condition que les autorités s’engagent réellement à honorer leurs engagements et à répondre aux revendications jugées légitimes par les professionnels.

    N.J

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