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Suspension de la LTDH : l’organisation dénonce une décision « arbitraire » et un « ciblage du tissu associatif »

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    Réuni en urgence, le conseil national de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme rejette la décision de justice ordonnant la suspension de ses activités pour un mois et y voit une atteinte grave aux libertés.

    La Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH) a vivement réagi à la décision ordonnant le gel de ses activités pour une durée d’un mois. Dans un communiqué publié dimanche 26 avril 2026, à l’issue d’une réunion extraordinaire de son conseil national, l’organisation dénonce une mesure « injuste et arbitraire », dépourvue de fondement légal.

    Selon la LTDH, cette décision, prise sur la base d’une ordonnance sur requête émise par le président du tribunal de première instance de Tunis, constitue une « atteinte flagrante à la liberté d’association » et une violation à la fois de la Constitution, du décret-loi n°88 de 2011 régissant les associations, ainsi que des engagements internationaux de la Tunisie en matière de droits humains.

    Un « contexte de pressions » sur la société civile

    Au-delà de la décision elle-même, la Ligue inscrit cette mesure dans un contexte plus large qu’elle juge préoccupant. Elle évoque une « politique systématique » visant à « soumettre la société civile » et à « intimider les voix indépendantes et critiques ».

    Dans son communiqué, l’organisation pointe notamment une intensification des poursuites contre les opposants et les voix critiques, à travers des procès qu’elle estime « dépourvus de garanties d’équité ». Elle dénonce également des restrictions ciblant directement ses activités, notamment l’interdiction de visites dans les prisons et la suspension de plusieurs accords de coopération conclus avec les autorités.

    Rejet total et riposte annoncée

    Face à cette situation, la LTDH exprime un « rejet catégorique » de la décision, qu’elle qualifie de « politique », estimant qu’elle vise à entraver son rôle « historique » dans la défense des droits et libertés.

    L’organisation affirme son intention de contester cette décision par « tous les moyens légaux et militants légitimes », tout en mandatant son bureau directeur pour engager les procédures nécessaires.

    Dans ce contexte, son président Bassem Trifi appelle les membres de la Ligue, ainsi que l’ensemble des acteurs de la société civile et des forces démocratiques, à se mobiliser pour défendre la liberté associative et les droits fondamentaux.

    Une volonté de poursuivre l’action

    Malgré cette suspension, la Ligue assure qu’elle « restera fidèle à son histoire militante » et qu’elle poursuivra son engagement en faveur des droits humains, refusant de céder aux pressions.

    Le conseil national a, par ailleurs, décidé de maintenir ses travaux ouverts, signe d’une mobilisation qui devrait se poursuivre dans les prochains jours.

    S.H

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    Commentaire

    1. Salah tataouine

      Répondre
      26 avril 2026 | 14h14

      Un mois portes closes …ça fait des vacances!!!
      Nous coté desert on reste ouvert toute l année…
      Un des droits =si une decision est « non admise » en premiere instance…l appel exsite,la cassation après..l homme à le droit de contester toute decision librement et legalement..LA PROCEDURE existe ..on est dans un etat de droits..(moi,la caravane,mes chameaux …on le sait..)
      Salah sans bac et attaché au droit d une instance à l autre..

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