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Refus de comparution de Chawki Tabib : son épouse fustige une décision « injuste »

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Par Nadya Jennene

    L’épouse de Chawki Tabib, Meriem Ben Azouz, a dénoncé le refus opposé à son époux d’assister à l’audience prévue lundi 27 avril 2026.

    Dans une publication sur les réseaux sociaux, elle a pointé une situation qu’elle considère comme une atteinte aux principes de justice, évoquant « une absence de justice au sein même du Palais de justice ». Elle s’est également interrogée sur la cohérence de décisions contradictoires prises, selon elle, dans un espace censé garantir l’équité et la vérité.

    Elle a estimé que la question dépassait la simple présence de son époux à l’audience, pour soulever un enjeu plus large lié au fonctionnement de l’institution judiciaire, concluant faire face à ce qu’elle qualifie d’injustice.

    Cette audience s’inscrit dans le cadre d’une affaire remontant à 2020, liée à une plainte déposée par la société Vivan, dans laquelle l’ancien chef du gouvernement Elyes Fakhfakh détenait une participation majoritaire. Cette plainte faisait suite aux investigations menées par l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc) sur des soupçons de conflit d’intérêts impliquant M. Fakhfakh.

    Dans ce dossier, Chawki Tabib est poursuivi pour des faits qualifiés notamment de faux et d’usage de faux, de divulgation de secrets d’instruction et de contrefaçon de documents.

    Sa défense a dénoncé des poursuites qu’elle a qualifié de « malveillantes », évoquant des irrégularités procédurales et invoquant les dispositions de l’article 26 du décret-loi n°120 de 2011 relatif à la protection des responsables de l’instance dans l’exercice de leurs fonctions.

    Elle affirme par ailleurs que les investigations menées à l’époque avaient été corroborées par plusieurs rapports d’enquête, et rappelle le contexte politique ayant entouré la démission de l’ancien chef du gouvernement Elyes Fakhfakh en 2020. 

    À l’issue de l’audience, Chawki Tabib a publié un message sur sa page Facebook, affirmant que les poursuites engagées ne concerneraient pas directement ses actes personnels, mais s’inscriraient, selon lui, dans le cadre de son engagement dans la lutte contre la corruption.

    Par ailleurs, l’ancien bâtonnier fait actuellement l’objet de plusieurs procédures judiciaires. Il a récemment été incarcéré dans le cadre d’autres affaires liées à sa gestion passée à la tête de l’Inlucc.

    N.J

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