Le président américain Donald Trump a affirmé, mardi 28 avril 2026, que l’Iran se trouverait dans un « état d’effondrement », selon un message publié sur sa plateforme Truth Social. Il y indique également que Téhéran aurait demandé aux États-Unis d’« ouvrir le détroit d’Ormuz dès que possible », dans un contexte qu’il décrit comme une incertitude liée à la situation du leadership iranien.
« L’Iran vient de nous informer qu’il est dans un “état d’effondrement”. Ils veulent que nous “ouvrions le détroit d’Ormuz” dès que possible, alors qu’ils tentent de régler leur situation de leadership », a écrit le président américain, ajoutant qu’il pensait que les autorités iraniennes seraient « capables de résoudre » cette situation.

Ces déclarations, non corroborées à ce stade par des sources indépendantes ou officielles iraniennes, interviennent dans un contexte régional particulièrement tendu, marqué par des négociations fragiles et des équilibres géopolitiques précaires.
Le détroit d’Ormuz, par lequel transite une part significative du commerce mondial de pétrole, constitue un point névralgique des tensions entre Iran et les puissances occidentales. Toute perturbation ou restriction de la navigation dans cette zone ont des répercussions immédiates sur les marchés énergétiques et la stabilité régionale.
Ces propos surviennent alors que des discussions indirectes, menées notamment sous médiation internationale, tentent de consolider un cessez-le-feu fragile dans plusieurs zones de confrontation au Moyen-Orient. Si certaines avancées ont été signalées ces derniers jours, notamment sur l’extension partielle de trêves locales, la situation demeure instable et sujette à de brusques retournements.
Du côté iranien, aucune confirmation officielle n’est venue étayer les propos du président américain. Au contraire, les autorités de Téhéran continuent d’afficher une posture de résilience face aux pressions économiques et diplomatiques, tout en participant, de manière indirecte, aux discussions en cours.
Dans ce contexte, la sortie de Donald Trump s’inscrit dans une communication souvent imprévisible, susceptible d’alimenter les tensions autant que de peser sur les dynamiques de négociation en cours.
Reste à déterminer si ces déclarations traduisent des informations tangibles ou relèvent d’une stratégie politique et médiatique, à un moment où chaque prise de parole peut influer sur un équilibre régional déjà particulièrement fragile.
R.B.H











Commentaire
Salah tataouine
Vous relayez aujourd’hui le tweet de Trump sur « l’état d’effondrement » de l’Iran, comme si la messe était dite. Permettez-moi de vous apporter un peu d’eau fraîche, directement depuis une grotte de Tataouine, où l’on observe les marchés et les routes du pétrole avec des jumelles et une tasse de thé.
Le 25 avril dernier, pendant que vous commentiez la guerre des tarifs, je publiais ceci : « La route diplomatique que j’avais anticipée se confirme. Le départ de Mascate, l’escale à Moscou, le ‘poids d’or’ du péage du détroit d’Ormuz. Le véritable round de discussions aura lieu par médiation. »
Aujourd’hui, Trump le dit : l’Iran demande l’ouverture du détroit. Vous en concluez à un effondrement. Mais vous avez oublié de regarder les cartes. L’Iran ne s’effondre pas : il calcule.
Il a déjà déployé une flotte fantôme de tankers en mer pour stocker plus de 30 millions de barils. Le péage de 2 millions de dollars par navire avec Oman est sur la table, prêt à être signé. Et l’Iran continue d’exporter 835 000 barils par jour vers la Chine, libellés en yuan. Pas en dollars. En yuan.
Pendant que vous criez à la défaite, le pétrodollar vacille et Téhéran tient un siège qui peut durer des mois. La prochaine fois, montez sur un chameau. Le « sans bac » de Tataouine vous expliquera la différence entre un tweet et une stratégie.
Signé : Salah Tataouine, Docteur Honoris Causa en Malédiction Pétrolière, Pilote du Désert.
P.S. : Puisque vous aimez les chiffres, en voici. Les 835 000 barils par jour, à 111 dollars le brent, cela donne 93 millions de dollars par jour qui contournent les sanctions. Converti en yuans, cela fait 638 millions de yuans. Et en dinars tunisiens, cela représente 268 millions de dinars par jour. L’effondrement, dites-vous ? Ces montants-là n’ont pas besoin de tweets pour faire du bruit. Ils entrent dans les caisses, sans passer par Swift, pendant que vous écrivez vos titres. Bonne journée.
LE GAP nq es500 me fatigue mais …je commente en suivant ,avant la fed de demain