La coopération entre la Tunisie et la Libye dans les domaines de l’emploi et de la formation professionnelle a été au centre d’une réunion tuniso-libyenne tenue mardi 28 avril 2026, illustrant la volonté des deux pays de renforcer leur partenariat dans un secteur clé.
À cette occasion, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Riadh Chaoued, a reçu au siège de son département son homologue libyen, le ministre libyen du Travail et de la Formation Ali Al Abed Ridha, accompagné d’une délégation en visite en Tunisie.
Un axe stratégique pour les deux pays
Les discussions ont porté sur le développement de programmes conjoints visant à améliorer l’insertion professionnelle, renforcer les compétences et faciliter la mobilité de la main-d’œuvre entre les deux pays.
Cette dynamique s’inscrit dans un cadre plus large de coopération bilatérale, où la formation professionnelle est considérée comme un levier essentiel pour répondre aux besoins du marché du travail et soutenir la croissance économique.
Vers un partenariat structurant
Les deux parties misent notamment sur :
- l’échange d’expertises et de formateurs ;
- la mise en place de programmes de formation adaptés aux besoins des marchés ;
- le développement de l’initiative privée et de l’employabilité des jeunes.
Des projets concrets sont également envisagés, comme la création de centres de formation en Libye avec un appui tunisien, dans une logique d’exportation du savoir-faire national.
Une opportunité économique pour la Tunisie
Pour la Tunisie, ce partenariat représente une opportunité de valoriser son expertise en formation professionnelle et d’ouvrir de nouveaux débouchés à sa main-d’œuvre qualifiée, dans un contexte de chômage élevé.
La Libye, engagée dans un processus de reconstruction, offre en effet un potentiel important en matière d’emploi, notamment dans les secteurs techniques et industriels.
Une coopération appelée à s’intensifier
Cette réunion intervient dans un contexte de relance plus large des relations tuniso-libyennes, marquées par une volonté commune d’élargir les domaines de coopération économique et sociale.
À terme, l’objectif est de structurer un partenariat durable, capable de répondre aux défis de l’emploi des jeunes et de renforcer l’intégration économique entre les deux pays.
S.H










