Plusieurs mois après l’adoption de la loi de finances 2026, la question des augmentations salariales continue d’alimenter le débat économique et social en Tunisie. Au 29 avril 2026, les arbitrages budgétaires opérés en fin d’année dernière suscitent toujours des interrogations, notamment quant à leur capacité à répondre aux attentes des salariés face à une inflation persistante.
Dans une intervention sur Jawhara FM, l’économiste Moez Soussi est revenu sur les contours de ces augmentations, rappelant d’abord le poids considérable de la masse salariale dans les finances publiques.
Pour l’exercice 2026, l’État consacre en effet 25.276 millions de dinars aux salaires, soit près de 39,7% de l’ensemble de ses dépenses. Une proportion élevée qui limite fortement les marges de manœuvre du gouvernement en matière de revalorisation.
Dans ce contexte, la loi de finances a fixé une enveloppe d’un milliard de dinars destinée aux augmentations dans la fonction publique. Selon les estimations de l’économiste, cela correspond à une hausse moyenne d’environ 4%, un niveau que Moez Soussi juge insuffisant au regard de la hausse des prix.
Il a souligné en effet qu’une augmentation d’au moins 7% serait nécessaire pour compenser l’érosion du pouvoir d’achat liée à l’inflation. L’écart entre les revalorisations prévues et les besoins réels des ménages continue ainsi de nourrir les critiques, dans un climat social où les revendications salariales demeurent fortes.
Dans le secteur privé, les perspectives apparaissent légèrement plus favorables, sans pour autant combler totalement ce différentiel. Les augmentations devraient se situer entre 5% et 6% au maximum, selon les projections avancées par Moez Soussi.
Ainsi, malgré les décisions entérinées dans la loi de finances 2026, la question des salaires reste entière. Entre impératifs budgétaires et exigences sociales, le débat sur le niveau des augmentations continue de cristalliser les tensions, révélant les défis structurels auxquels l’économie tunisienne demeure confrontée.
N.J











Commentaire
Mhammed Ben Hassine
Pourquoi ses spéculations, ses analyses toutes pertes d’énergies et du temps,la décision revient à l’état et personnew ne peut la connaître alors arrêtons svp