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Flottille vers Gaza interceptée par Israël : un journaliste tunisien parmi les personnes enlevées

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Par Myriam Ben Zineb

    Le contact avec le journaliste tunisien Hafedh Mribah a été perdu dans la soirée du mercredi 29 avril 2026, après l’interception en mer du navire à bord duquel il se trouvait par les forces israéliennes, alors qu’il participait à une mission maritime à caractère humanitaire en direction de Gaza.

    Cette interruption de communication est intervenue à la suite de l’arraisonnement du bateau dans les eaux internationales, à plusieurs centaines de kilomètres des côtes palestiniennes. Le journaliste couvrait la mission dans le cadre d’un reportage, visant à documenter une initiative destinée à contester le blocus imposé à l’enclave.

    Une interception au large dans le cadre de la flottille “Global Sumud”

    L’opération s’inscrit dans le cadre de la flottille « Global Sumud », une coalition internationale de militants et d’ONG ayant quitté les côtes européennes en avril 2026 avec pour objectif d’acheminer une aide symbolique vers Gaza et d’attirer l’attention sur la situation humanitaire dans l’enclave.

    Les autorités israéliennes ont annoncé, jeudi 30 avril 2026, l’interception d’environ 175 militants participant à cette flottille. De leur côté, les organisateurs dénoncent une intervention menée en haute mer, qualifiée d’« acte de piraterie » et de « détention illégale », affirmant que les navires ont été arraisonnés loin de toute zone de juridiction israélienne, notamment à proximité de la Crète.

    Ils estiment que cette opération constitue « une nouvelle preuve de l’impunité » dont bénéficie Israël, capable d’agir au-delà de ses frontières sans en subir de conséquences.

    Le SNJT dénonce un « enlèvement » et exige une libération immédiate

    Dans un communiqué publié jeudi, le Syndicat national des journalistes tunisiens a fermement condamné ce qu’il qualifie d’« enlèvement » du journaliste Hafedh Mribah par les forces israéliennes.

    La structure professionnelle considère cet acte comme une violation flagrante des conventions internationales garantissant la liberté de la presse, notamment les Conventions de Genève. Elle tient les autorités israéliennes pour pleinement responsables de son intégrité physique et psychologique.

    Le syndicat souligne également que l’interception n’a pas visé uniquement le journaliste tunisien, mais qu’elle s’inscrit dans une opération plus large ayant concerné des dizaines de militants et civils de différentes nationalités présents à bord de la flottille.

    Dans ce contexte, le SNJT appelle à :

    • la libération immédiate et sans condition de Hafedh Mribah ainsi que de l’ensemble des personnes détenues,
    • une intervention urgente des autorités tunisiennes par voie diplomatique,
    • une mobilisation des médias nationaux et internationaux pour assurer une couverture continue de l’incident.

    Il insiste par ailleurs sur le rôle fondamental des journalistes dans ce type d’initiatives, affirmant que leur présence sur le terrain relève de la mission même du journalisme : documenter les faits, révéler les violations et porter la voix des causes jugées justes.

    Un précédent qui alimente les inquiétudes

    Cet épisode ravive les inquiétudes liées à la sécurité des journalistes engagés dans des missions similaires. Par le passé, plusieurs flottilles à destination de Gaza ont été interceptées en haute mer, donnant lieu à des arrestations et à des détentions temporaires de passagers, y compris des professionnels des médias.

    Ces précédents ont mis en lumière les risques encourus par les journalistes opérant dans des contextes hautement politisés, où leur statut civil ne suffit pas toujours à les protéger de mesures coercitives.

    Une pression diplomatique attendue

    L’affaire suscite une vive préoccupation dans les milieux journalistiques et parmi les organisations de défense des droits humains. L’absence d’informations précises sur les conditions de détention des passagers, dont Hafedh Mribah, renforce les appels à une clarification rapide.

    Les autorités tunisiennes sont attendues sur le terrain diplomatique pour établir les faits, obtenir des garanties sur la sécurité du journaliste et œuvrer à sa libération.

    La question persistante de la protection des journalistes

    Au-delà du cas individuel, cet incident remet en lumière la question plus large de la protection des journalistes dans les zones de tension. Il souligne les limites des mécanismes internationaux censés garantir leur sécurité, notamment lorsqu’ils couvrent des initiatives à forte portée politique ou humanitaire.

    M.B.Z

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    2 commentaires

    1. Gg

      Répondre
      30 avril 2026 | 12h51

      Enlevées ?
      Non, interceptées.

      • Citoyen_H

        Répondre
        30 avril 2026 | 14h08

        DANS LES EAUX INTERNATIONALES, MAIS BIEN SÛR QUE OUI .

        « Enlevées ? »
        Je dirais, même plus, kidnappés !!!
        C’est un acte de piraterie, approximativement, à plus de 960 kilomètres de Gaza, sous les yeux du monde entier.
        Une fois de plus, un grand acte de bravoure des Pampers génocidaires.

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