L’enquête autour de l’épidémie d’hantavirus survenue à bord du navire de croisière MV Hondius permet désormais de retracer le parcours du patient considéré comme le premier cas identifié de l’infection.
Plusieurs médias internationaux ont révélé, ce dimanche 10 mai 2026, qu’il s’agit de Leo Schilperoord, un Néerlandais de 70 ans passionné d’ornithologie, décédé le 11 avril après avoir développé des symptômes alors qu’il se trouvait à bord du bateau d’expédition polaire.
Le retraité effectuait, avec son épouse Mirjam Schilperoord, un long voyage de plusieurs mois en Amérique du Sud. Le couple avait entamé son périple en Argentine fin novembre avant de poursuivre son circuit entre le Chili, l’Uruguay puis à nouveau l’Argentine.
Une passion pour les oiseaux au cœur du voyage
Tous deux étaient connus dans les milieux ornithologiques néerlandais pour leurs contributions à des publications spécialisées consacrées à l’observation des oiseaux.
Durant leur séjour en Terre de Feu, ils auraient effectué une visite dans une décharge située près d’Ushuaïa afin d’observer le caracara à gorge blanche, une espèce rare présente uniquement dans certaines zones du Chili et de l’Argentine.
Ce site, fréquenté par des passionnés d’ornithologie du monde entier, est également réputé pour la présence importante de rongeurs, considérés comme les principaux vecteurs de l’hantavirus.
Les autorités sanitaires argentines soupçonnent que le couple ait été exposé au virus après avoir inhalé des particules contaminées provenant d’excréments de rongeurs infectés par la souche dite “Andes”, l’une des rares formes d’hantavirus pouvant se transmettre entre humains.
Une dégradation rapide de l’état de santé
Après cette excursion, le couple a embarqué le 1er avril à bord du MV Hondius au départ d’Ushuaïa. Quelques jours plus tard, Leo Schilperoord a commencé à présenter de premiers symptômes, notamment de la fièvre, des maux de tête et des troubles digestifs.
Son état s’est rapidement aggravé et il est décédé le 11 avril à bord du navire.
Son épouse, qui avait également développé des symptômes, a ensuite quitté le bateau lors d’une escale à Sainte-Hélène avant d’être transférée vers Johannesburg. Son état de santé s’est toutefois détérioré durant son voyage de retour vers les Pays-Bas. Elle est décédée le 26 avril et les analyses ont confirmé quelques jours plus tard une infection à l’hantavirus.
Une vigilance sanitaire renforcée
Cette affaire a conduit les autorités sanitaires à renforcer les mesures de surveillance autour des passagers et membres d’équipage du MV Hondius, alors que plusieurs cas suspects ont été recensés après la croisière.
L’hantavirus demeure une maladie rare mais potentiellement grave, transmise principalement par des rongeurs contaminés. Les investigations se poursuivent afin de déterminer précisément les conditions de contamination et l’éventuelle chaîne de transmission à bord du navire.
S.H










