Six Tunisiens engagés dans la flottille humanitaire « Al Soumoud », partie pour tenter de briser le blocus imposé à Gaza et acheminer de l’aide humanitaire, ont été interceptés dimanche 17 mai 2026 par les forces israéliennes en pleine mer, selon des sources proches de l’opération et des membres de la coordination de la mission.
Il s’agit de Safa Chebbi, Jihane Hadj Mabrouk, Hassna Boussen, Sabeur Majeri, Mouheb Souissi et Hamza Bouzouida. Ce dernier avait déjà été arrêté en octobre 2025 lors d’un précédent convoi de solidarité vers Gaza.

Une interception en eaux internationales
L’opération israélienne suscite une nouvelle vague d’indignation parmi les organisations de soutien à la Palestine et les défenseurs des droits humains. Car au-delà de l’interception elle-même, c’est surtout le cadre dans lequel elle intervient qui choque : une nouvelle fois, Israël agit en eaux internationales pour empêcher une mission civile et humanitaire d’atteindre Gaza.
Pour les organisateurs de la flottille, il ne s’agit ni plus ni moins que d’un acte de piraterie d’État mené sous couvert de sécurité. Les militants dénoncent une violation flagrante du droit international et de la Convention des Nations unies sur le droit de la mer, qui garantit la liberté de navigation en haute mer. Malgré les condamnations répétées et les précédents largement documentés, ces opérations israéliennes continuent de se répéter sans provoquer la moindre conséquence politique ou juridique concrète.
« Al Soumoud », cible récurrente
Ce n’est pas la première fois que la flottille « Al Soumoud » est prise pour cible. Lors de précédentes missions humanitaires, plusieurs embarcations transportant de l’aide et des militants internationaux avaient déjà été interceptées par les forces israéliennes.
À chaque fois, le même scénario se répète : des civils désarmés tentent de rejoindre Gaza pour dénoncer le blocus et apporter une aide symbolique et humanitaire ; à chaque fois, ils sont stoppés, arrêtés ou expulsés.
Les organisations impliquées dans la flottille ont exigé la libération immédiate des participants arrêtés et appelé la communauté internationale à assurer la protection des missions humanitaires maritimes. Elles dénoncent également le silence et l’inaction des grandes puissances face à des pratiques qu’elles considèrent comme des violations répétées et assumées du droit international.
N.J












Commentaire
Gg
Ne parlez pas d’aide humanitaire.
Dans les bateaux interceptés il y a 2 semaines, on n’a pas trouvé d’aide humanitaire, mais des armes.
Et de la drogue…
De plus, pour l’aide humanitaire, Israël garde ouvert le port de… j’oublie le nom. Facile à trouver, il est à la frontière avec l’Egypte.