Heure de Tunis :
Plus de prévisions: Meteo 25 jours Paris
Light
Dark

Chawki Tabib transféré à la prison de Belli à la surprise de ses avocats et de sa famille

Article réservé aux abonnés

Écouter cet article

0:00 0:00

    Les avocats de Chawki Tabib ont découvert, lundi 8 juin 2026, que leur client n’était plus détenu à la prison de la Mornaguia.

    Alors qu’ils se présentaient pour lui rendre visite, l’administration pénitentiaire les a informés que l’ancien bâtonnier avait été transféré à la prison de Belli, dans le gouvernorat de Nabeul.

    Aucune explication officielle n’a été communiquée quant aux motifs ou à la date exacte de ce transfert.

    Cette décision intervient quelques semaines après la condamnation de Chawki Tabib à dix ans de prison. Le 21 mai 2026, la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le tribunal de première instance de Tunis l’avait reconnu coupable de falsification de documents, détention et usage de faux ainsi que destruction de pièces.

    L’affaire remonte à son passage à la tête de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc). Elle porte sur des documents adressés en 2020 à l’Assemblée des représentants du peuple concernant les soupçons de conflit d’intérêts visant l’ancien chef du gouvernement Elyes Fakhfakh.

    Des transferts qui inquiètent les familles

    Le transfert de Chawki Tabib n’est toutefois pas un cas isolé.

    Depuis plusieurs mois, plusieurs familles de détenus politiques ou de prisonniers impliqués dans des affaires à forte dimension politique dénoncent des transferts vers des établissements pénitentiaires éloignés de leurs lieux de résidence.

    Ces déplacements compliquent considérablement les visites familiales et rendent plus difficiles les contacts réguliers avec les équipes de défense.

    Le cas le plus récent est celui de Jaouhar Ben Mbarek. Sa famille avait publiquement alerté sur les implications de son transfert, dénonçant une mesure aggravant les conditions de détention et imposant des déplacements supplémentaires à ses proches.

    D’autres détenus liés à l’affaire dite de complot contre la sûreté de l’État ont également fait l’objet, au fil des mois, de transferts ou de changements d’affectation ayant suscité des protestations de leurs familles et de leurs avocats.

    Pour les proches des détenus, ces décisions administratives dépassent la simple gestion carcérale. Elles constituent une charge supplémentaire pour des familles déjà éprouvées par les procédures judiciaires, les longues distances à parcourir et les restrictions imposées aux visites.

    Le transfert de Chawki Tabib vers la prison de Belli vient ainsi raviver un débat récurrent sur les conditions de détention des prisonniers politiques et sur l’impact humain de décisions qui, bien qu’administratives, pèsent lourdement sur les détenus comme sur leurs proches.

    R.B.H

    Subscribe to Our Newsletter

    Keep in touch with our news & offers

    Répondre

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *