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Grève dans les banques : la fédération maintient son appel et dénonce des pressions sur les salariés

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Par Myriam Ben Zineb

    La Fédération générale des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance, relevant de l’UGTT, a confirmé, dans un communiqué publié vendredi 19 juin 2026, le maintien de la grève générale prévue les 23, 24 et 25 juin. Elle dénonce également des pressions qui auraient été exercées sur des salariés à l’approche de ce mouvement social.

    La fédération affirme que cette mobilisation intervient dans un contexte marqué par la poursuite du blocage du dialogue social et l’absence de réponse aux revendications professionnelles et sociales du secteur. Elle rappelle que le droit syndical et le droit de grève sont garantis par la Constitution, les lois nationales et les conventions internationales, et ne peuvent être limités que dans les conditions prévues par la loi.

    Elle se dit, par ailleurs, vivement préoccupée par les pratiques qui auraient accompagné les préparatifs de la grève, évoquant des pressions et des tentatives d’influencer la liberté des salariés dans leurs choix et leur expression syndicale. Si ces faits étaient avérés, ils constitueraient, selon elle, une atteinte à la liberté syndicale et aux garanties qui encadrent son exercice.

    La fédération estime que la protection des libertés syndicales passe par un environnement de travail respectueux des droits fondamentaux et par un dialogue social « sérieux et responsable », fondé sur la négociation et la reconnaissance mutuelle entre les différentes parties. Elle assure également que toute tentative de restriction ou de pression ne fera que renforcer l’attachement des salariés à leurs droits.

    Elle appelle ainsi l’ensemble des salariés des banques, des établissements financiers et des compagnies d’assurance à participer à la grève dans le respect des dispositions légales et réglementaires, estimant que le dialogue social demeure la seule voie pour résoudre les différends professionnels.

    Pour rappel, cette grève de trois jours a été décidée pour dénoncer la dégradation des salaires dans le secteur bancaire et assurantiel, les répercussions de la Loi de finances 2025 sur le pouvoir d’achat des salariés ainsi que le blocage des négociations sociales. Les revendications portent notamment sur les pertes de revenus engendrées par les nouvelles dispositions fiscales et sur l’absence d’avancées dans les discussions entre les partenaires sociaux depuis 2024. La mobilisation devrait concerner l’ensemble des banques, établissements financiers et compagnies d’assurance du pays.

    M.B.Z

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