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« L’affaire était close depuis 2018 » : Rafik Abdessalem riposte après son renvoi devant la justice

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Par Myriam Ben Zineb

    Quelques heures seulement après son renvoi devant la chambre criminelle dans l’affaire du « don chinois », l’ancien ministre des Affaires étrangères Rafik Abdessalem est sorti de son silence. Dans une longue publication diffusée lundi 3 août 2026 sur sa page Facebook, il conteste la décision de la justice, affirme que le dossier avait déjà été définitivement clos en 2018 et dénonce ce qu’il présente comme une nouvelle instrumentalisation politique de la justice.

    Cette réaction intervient après que la chambre d’accusation spécialisée dans les affaires de corruption financière près la Cour d’appel de Tunis a confirmé la décision de clôture de l’instruction et ordonné son renvoi devant la chambre criminelle du pôle judiciaire économique et financier. Poursuivi en état de fuite, l’ancien ministre devra répondre de plusieurs accusations liées à la gestion d’un don chinois d’un million de dollars destiné à la Tunisie et aux conditions dans lesquelles ces fonds auraient été utilisés, telles que retenues par l’instruction.

    « Une affaire définitivement tranchée en 2018 »

    Dans son message, Rafik Abdessalem soutient que cette procédure n’aurait plus dû exister depuis plusieurs années. Il affirme que la Cour de cassation avait rendu en 2018 une décision annulant l’ensemble des poursuites engagées contre lui, « sur la forme et sur le fond », mettant ainsi un terme définitif au dossier.

    Selon lui, la décision rendue lundi revient à remettre en cause un arrêt devenu définitif. « Comment une décision de cassation devenue définitive peut-elle être réexaminée par une chambre d’appel sur le même dossier ? Selon quel principe juridique cela est-il possible ? », s’interroge-t-il.

    Pour appuyer ses affirmations, l’ancien ministre a publié sur Facebook une copie de l’arrêt de la Cour de cassation de 2018, qu’il présente comme la preuve que l’affaire avait déjà été définitivement tranchée.

    Une charge contre le pouvoir et les médias

    Au-delà de l’aspect judiciaire, Rafik Abdessalem voit dans cette affaire un « règlement de comptes politique » engagé, selon lui, depuis plusieurs années. Il met directement en cause le président de la République, Kaïs Saïed, qu’il accuse d’utiliser la justice à des fins politiques.

    L’ancien ministre estime que l’institution judiciaire a perdu son indépendance depuis la dissolution du Conseil supérieur de la magistrature et affirme que les décisions rendues aujourd’hui sont influencées par le pouvoir exécutif.

    Il critique également le traitement médiatique de cette nouvelle évolution judiciaire. Selon lui, plusieurs médias ont relayé l’annonce de son renvoi devant la justice sans rappeler que l’affaire aurait déjà été jugée par la Cour de cassation en 2018. Il affirme qu’un simple retour aux archives aurait permis de mettre ce précédent en évidence.

    Malgré cette nouvelle procédure, Rafik Abdessalem assure que sa position politique reste inchangée. Réaffirmant son opposition au président Kaïs Saïed, il indique qu’il poursuivra son engagement « jusqu’au rétablissement de la démocratie, des institutions et de l’indépendance de la justice ».

    Cette prise de parole intervient dans un contexte où le dossier connaît un nouveau rebondissement judiciaire, avec la décision de la chambre d’accusation d’ouvrir la voie à un procès devant la chambre criminelle du pôle judiciaire économique et financier.

    M.B.Z

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    Commentaire

    1. Citoyen_H

      Répondre
      4 août 2026 | 13h04

      AFFAIRE CLOSE ?
      PAS SI SÛR QUE CA…………

      Quand le mensonge prend l’ascenseur, la vérité prend les escaliers. Même si elle met plus de temps, elle finit toujours par arriver.
      Ya Bouchlèka, inutile de feindre la réalité.
      Kad mè téklou, o3morkom mè tachb3ou, ya jwoué3a, ya chaytine.
      Le temps de payer est à ta porte, ya cérik, ya kallébe..

    Répondre

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