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Mariage « orfi » : le fantasme qui arrange le pouvoir

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Par Nizar BAHLOUL

    Vendredi 7 août 2026, Radhia Jerbi, présidente de l’Union nationale de la femme tunisienne, a mis en garde, lors d’une conférence, contre le développement supposé du mariage « orfi » en Tunisie.

    Le mariage « orfi » désigne une union coutumière ou religieuse conclue en dehors des formes prévues par la loi. Il ne s’agit pas exactement de l’appellation islamique du concubinage occidental. Le concubinage n’a pas la prétention de constituer un mariage. L’union « orfi », elle, se présente comme telle aux yeux de ceux qui la concluent, mais sans acte officiel et sans les protections juridiques qui en découlent.

    Une alerte sans faits

    Si de telles unions se développent effectivement, le sujet est grave. Les premières victimes en seraient les femmes, privées des garanties attachées au mariage légal et exposées à de lourdes difficultés lorsqu’il s’agit de faire valoir leurs droits. Une organisation comme l’UNFT serait alors parfaitement dans son rôle en documentant le phénomène, en recueillant des témoignages, en accompagnant les victimes et en alertant les autorités.

    Mais encore faut-il établir que ce phénomène existe réellement et qu’il connaît une ampleur justifiant une alerte publique.

    Combien de cas ont été signalés ? Dans quelles régions ? Depuis quand ? Par quelles structures ? Des femmes ont-elles sollicité l’assistance de l’UNFT ? Des dossiers ont-ils été portés devant la justice ? Une progression a-t-elle été constatée ?

    Radhia Jerbi ne répond à aucune de ces questions. Elle reconnaît elle-même qu’il n’existe pas, à ce stade, de statistiques permettant d’évaluer l’ampleur de ces pratiques.

    « Mais l’absence de données officielles ne suffit pas à écarter la question », rétorque-t-elle, avant d’appeler le ministère public à intervenir et à renforcer le contrôle de la conformité des contrats de mariage.

    Une formule souvent attribuée au physicien Niels Bohr affirme que « ce qui ne se mesure pas n’existe pas ». Prise au pied de la lettre, elle est évidemment excessive : quantité de phénomènes existent avant d’être quantifiés. Mais, dans le débat public, elle rappelle une exigence élémentaire. Ce qui n’est ni mesuré, ni documenté, ni même illustré par des témoignages ne peut être présenté comme une menace nationale. On peut demander qu’un phénomène soit étudié. On ne peut pas commencer par sonner l’alarme et reconnaître ensuite que l’on ignore tout de son ampleur.

    Mme Jerbi a bien raison de dire que l’absence de statistiques ne prouve pas l’absence d’un phénomène. Mais elle ne prouve pas davantage son existence. Elle ne permet surtout pas de sonner l’alarme comme si un péril établi menaçait déjà la société tunisienne.

    Lorsqu’une responsable nationale affirme qu’un phénomène inquiétant se développe, la charge de la preuve lui incombe. À défaut de chiffres, elle peut présenter des témoignages, des signalements, des dossiers judiciaires ou les observations des sections régionales de son organisation. Radhia Jerbi n’en fournit aucun.

    Son propos se résume donc à ceci : il n’existe pas de données, mais l’absence de données doit précisément nous inquiéter. Avec un raisonnement pareil, on peut fabriquer une menace à partir de n’importe quoi.

    Du mariage « orfi » à la polygamie

    En cette période de vacances estivales et de disette éditoriale, il n’en fallait pas davantage pour mettre les réseaux sociaux en effervescence.

    À partir d’un phénomène dont personne ne mesure l’existence, le débat a rapidement glissé vers la polygamie et la remise en cause du Code du statut personnel. Le député Ahmed Saïdani s’est engouffré dans la brèche en estimant que certaines dispositions du Code devaient être révisées face à un prétendu « défi démographique » qui pourrait, selon lui, faire de la Tunisie le maillon faible d’une région instable. Lui non plus n’a fourni aucun chiffre à l’appui de son diagnostic. Mieux encore, ses propos sont en contradiction totale avec les chiffres les plus récents de l’Institut national de la statistique et le dernier recensement.

    Le tour était joué. En moins de 24 heures, une alerte dépourvue de données avait ramené dans le débat public la polygamie, la menace islamiste, les salafistes et tous les raccourcis habituellement mobilisés pour susciter la peur.

    Le mariage « orfi » existe dans plusieurs sociétés musulmanes et mérite d’être combattu lorsqu’il prive les femmes de leurs droits. Mais, en Tunisie, on n’en entend pratiquement jamais parler. On connaît le concubinage, notamment dans les grandes villes. On connaît aussi les relations extraconjugales, les familles monoparentales et les enfants nés hors mariage. On ne voit pas, en revanche, apparaître de témoignages concordants attestant la multiplication de couples se présentant comme religieusement mariés en dehors du cadre légal.

    Peut-être Radhia Jerbi dispose-t-elle d’informations auxquelles le public n’a pas accès. Dans ce cas, il lui appartient de les rendre publiques. Une alerte sans faits n’est pas une information. C’est une rumeur prononcée derrière un pupitre.

    Problème de crédibilité

    Outre ses propos, la crédibilité de la « lanceuse d’alerte » pose problème.

    Radhia Jerbi est installée à la tête de l’UNFT depuis 2013. Dix ans plus tard, au quinzième congrès de l’organisation, tenu à Hammamet en décembre 2023, elle a été reconduite à l’unanimité et à main levée. Il faut dire que le suspense était limité : elle était l’unique candidate à sa propre succession.

    Treize ans après son arrivée, Radhia Jerbi occupe donc toujours le même fauteuil. Cette longévité n’est pas anodine pour une organisation censée incarner l’émancipation, le renouvellement, la limite à deux mandats uniquement et la participation des femmes à la vie publique. Une présidente sans concurrente, reconduite à l’unanimité après une décennie de pouvoir, ressemble davantage à une pratique d’un autre âge qu’à un modèle de modernité.

    Cela ne lui retire pas le droit de s’exprimer sur le mariage « orfi ». Mais cela fragilise les leçons de rigueur qu’elle distribue aujourd’hui. Avant d’appeler le ministère public à contrôler les contrats de mariage des Tunisiens, l’UNFT ferait bien de s’interroger sur le fonctionnement démocratique de ses propres instances.

    Un autre épisode mérite d’être rappelé. En août 2025, Radhia Jerbi avait annoncé qu’elle envisageait de se présenter aux élections du Conseil de l’Ordre des avocats. Elle avait même promis de quitter l’UNFT si ses confrères lui accordaient leur confiance.

    Elle était donc prête à abandonner la présidence de l’UNFT pour un siège au Conseil de l’Ordre, avant de renoncer à briguer ce siège et de revenir à ses fonctions. Voilà qui relativise quelque peu le caractère indispensable de sa présence à la tête de l’organisation.

    Quant à sa proximité avec le pouvoir, elle n’est un secret pour personne. Les prises de position de Radhia Jerbi embarrassent rarement le régime de Kaïs Saïed. Son silence sur les femmes détenues pour leurs activités politiques ou leurs prises de position publiques contraste avec la vigueur qu’elle déploie soudainement contre des unions dont elle ne peut citer ni le nombre ni les victimes.

    La diversion n’a pas besoin de complot

    Le timing de cette sortie ne peut être ignoré. Le régime de Kaïs Saïed traverse une période particulièrement difficile. Les pénuries, l’inflation, les délestages, la dégradation des services publics, la situation politique, les prisonniers politiques et l’effondrement des libertés occupent la scène médiatique, la surpopulation carcérale ou, surtout, les décès liés directement ou indirectement aux coupures d’électricité.

    C’est précisément à ce moment que Radhia Jerbi brandit le spectre du mariage « orfi ». Satisfaite de l’écho suscité par sa première intervention, elle a remis une couche lundi 10 août, entretenant une polémique qui détournait utilement l’attention des sujets autrement plus urgents.

    Prêter du machiavélisme au régime et prétendre que la sortie de Jerbi-Saïdani a été décidée dans une quelconque antichambre obscure pour faire de la diversion, serait excessif. Si le régime disposait de stratèges capables de concevoir et d’exécuter de pareils scénarios, le pays ne serait probablement pas dans cet état.

    Mais une diversion n’a pas besoin d’être préméditée pour fonctionner. Elle exige seulement un sujet émotionnel, quelques relais politiques, des médias en quête de contenu et des réseaux sociaux toujours disposés à s’enflammer. Radhia Jerbi a fourni le sujet. Ahmed Saïdani lui a offert un prolongement politique. Le reste s’est fait presque tout seul.

    Pendant que les Tunisiens débattaient de polygamie et de mariages clandestins, ils parlaient moins des coupures d’électricité, des pénuries, des prisons surpeuplées et des libertés qui disparaissent. Voilà le résultat concret de cette polémique, qu’elle ait été recherchée ou non.

    Radhia Jerbi avait le droit de demander une enquête sur le mariage « orfi ». Elle n’avait pas le droit de transformer son ignorance en alerte nationale, encore moins de laisser prospérer autour d’elle une panique morale qu’aucun fait ne venait étayer.

    Le mariage « orfi » n’a peut-être pas d’existence démontrée en Tunisie. La diversion, elle, possède désormais son acte authentique. Il porte la signature de Radhia Jerbi.

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    8 commentaires

    1. HatemC

      Répondre
      11 août 2026 | 19h07

      Sur le plan strictement humain, éthique et juridique, l’abandon d’un nouveau-né dans un endroit insalubre ou dangereux (comme une benne à ordures) où il n’a aucune chance de survivre ne constitue pas un simple abandon : c’est un infanticide, un meurtre. Un bébé qui a respiré et vécu, même quelques minutes, possède un droit absolu à la vie.

      Ce crime ne peut être banalisé, mais son imputation met en lumière une trilogie de responsabilités

      La responsabilité de la mère (l’auteure du geste) :
      Bien qu’elle agisse sous l’emprise de la terreur, de l’isolement ou d’une détresse psychologique extrême, le geste matériel lui incombe.
      La loi pénalise l’homicide et la mise en danger de la vie d’autrui, car la vie humaine reste inviolable quelles que soient les circonstances.

      La responsabilité de l’homme (le complice moral et matériel) :
      C’est l’un des maillons les plus indignants du problème.
      L’homme qui conclut une union orfi clandestine, profite de la femme puis la déserte face à la grossesse porte une responsabilité directe dans la tragédie.
      En exploitant la vulnérabilité de sa partenaire et en abandonnant son enfant biologique, il crée sciemment les conditions de la panique et du crime, tout en restant à l’abri des poursuites faute de preuve contractuelle.

      La responsabilité de la société et de ses archaïsmes (le terreau du crime) :
      C’est là que réside la dimension systémique.
      Une société qui privilégie le « qu’en-dira-t-on », l’honneur de façade et le châtiment moral de la femme au détriment de la sauvegarde d’une vie innocente devient l’instigatrice indirecte de ce drame.
      La peur du scandale, du rejet familial et de l’opprobre social arme souvent le bras de la mère.

      En refusant de faire évoluer les mentalités, de protéger juridiquement les femmes victimes de fraudes sentimentales ou religieuses, et en laissant les prédateurs impunis, la collectivité participe à un engrenage criminel où le dogme et la honte sociale finissent par l’emporter sur l’instinct de protection le plus fondamental.

    2. HatemC

      Répondre
      11 août 2026 | 19h02

      L’analyse socio-économique et le suivi du terrain par les associations tunisiennes (comme l’UNFT) montrent effectivement que le recours à ces unions informelles prospère là où s’articulent précarité sociale et discours religieux rigoriste.

      La convergence de ces facteurs crée un terreau particulièrement vulnérable dans certaines zones urbaines et périurbaines
      Dans les quartiers défavorisés ou marginalisés, l’accès à l’information juridique est souvent limité. La détresse financière pousse des jeunes femmes ou des femmes isolées à accepter des compromis.
      Lorsqu’un homme propose une union couverte par un « simulacre » de légitimité religieuse (un Cheikh, quelques témoins, un bout de papier informel), ces femmes, souvent démunies, croient s’engager dans un cadre protecteur avant d’en découvrir le piège.

      L’emprise des idéologies salafistes ou rigoristes
      Depuis 2011, l’implantation de réseaux dogmatiques dans certains quartiers a favorisé la diffusion d’un discours qui remet en cause le Code du statut personnel (CSP) de 1956.
      Pour ces courants, la loi républicaine et le mariage civil obligatoire sont perçus comme « impies » ou contraires à la Charia. Ils promeuvent ainsi une forme de mariage exclusivement religieux ou coutumier, affranchi du contrôle de l’État et de l’interdiction de la polygamie.

      Dans ce schéma, la religion est instrumentalisée pour légitimer la domination sexuelle et le désengagement :

      L’homme utilise l’imagerie du rigorisme religieux (barbe, discours piétiste) pour inspirer confiance et imposer une autorité morale sur la femme.

      La femme, sous pression sociale ou conviction religieuse (port du voile, soumission aux préceptes rigoristes), accepte l’union sans exiger l’acte civil, pensant accomplir un devoir moral.

      Dès que la situation se complique (grossesse, conflit, lassitude), l’homme rompt l’union par simple répudiation verbale, s’abritant derrière l’absence de contrat légal pour fuir toute responsabilité.

      La tragédie au bout de la chaîne

      Ce qui commence comme une « union bénie » dans un environnement d’apparence pieuse se termine régulièrement en catastrophe sociale …

      La femme se retrouve rejetée par son milieu, accusée d’avoir « péché » dès lors que l’homme l’abandonne et que le mariage n’a pas d’existence légale.

      Ne bénéficiant ni de soutien familial ni d’un statut juridique protégé, elle bascule dans un isolement total.

      C’est précisément dans cette frange de la population, broyée par le fondamentalisme d’un côté et la précarité de l’autre, que la terreur du scandale et de la misère mène aux actes les plus désespérés, comme l’abandon de nouveau-nés.

    3. HatemC

      Répondre
      11 août 2026 | 18h56

      Qu’on l’appelle « mariage coutumier », « union religieuse » ou « escroquerie sentimentale », ce mécanisme répond toujours à la même logique de domination.
      Des hommes profitent de la détresse économique, de l’isolement social ou de la naïveté de jeunes femmes pour leur vendre une illusion de légitimité. Ils leur promettent un cadre « béni », tout en se gardant bien d’en assumer les responsabilités légales.

      Le mariage orfi est l’outil idéal du prédateur … il offre les privilèges du lit conjugal sans aucune des obligations du contrat républicain. Pas de pension, pas d’héritage, pas de traces.
      Et lorsque la réalité d’une grossesse survient, l’homme s’évapore dans la nature, fort de son invisibilité juridique.

      C’est ici que la posture des autorités devient dramatique. En qualifiant cette union d’infraction sans offrir le moindre statut de victime à la femme trompée, la justice enferme la mère dans un piège absolu.

      Si elle demande de l’aide, elle est traitée en délinquante. Si elle cherche à faire valoir ses droits, la société la stigmatise comme une fille « perdue ». Rejetée par sa famille pour avoir cédé à l’opprobre, pourchassée par la peur de la prison ou du déshonneur, elle se retrouve seule face à l’impensable.

      L’abandon d’un nouveau-né dans une poubelle à Tozeur ou Bir Bouregba n’est pas un simple « fait divers » ni un accès de folie soudain. C’est le geste désespéré d’une femme poussée au bout de sa nuit par la terreur sociale. C’est l’élimination de la seule « preuve » d’un crime que tout le monde refuse de voir. En voulant effacer l’enfant, la mère tente d’effacer la condamnation à mort sociale que la collectivité s’apprête à lui infliger.

      En Tunisie, la protection de l’enfance et la dignité des femmes ne se mesureront pas au nombre de discours célébrant le CSP de 1956, mais à notre capacité collective à regarder la réalité en face et à empêcher que le dogme ne continue de fabriquer des drames.

    4. Burtukale

      Répondre
      11 août 2026 | 16h40

      Saïdani a pour le coup raison, et il doit probablement parler du:

      * taux de fertilité qui est à 1.5%, soit le plus bas d’Afrique et un des plus bas de la zone MENA0
      * de l’âge moyen du mariage en 2024 qui est à 35.3 ans pour les hommes et 28.9 ans pour les femmes (27.1 et 20.9 respectivement en 1966)
      * du taux de divorce qui a augmenté à 16000 en 2024 (12589 en 2021)
      * du nombre de divorcé qui est passé de 2.1% en 2024 (1.3% en 2014)
      * du nombre de divorcé parmis les femmes qui est le double de celui des hommes: 2.8% contre 1.4%
      * du taux brut de natalité qui est de 13.75 pour 1000 en 2023 (47.7 en 1960)
      * du taux de fertilité qui est de 1.83 en 2023, soit en-dessous du taux de remplacement (entre 6.62 et 7.17 dans les années 60)
      * du groupe d’âge le plus large se situant entre 35 et 39 ans (15-24 en 2010 et 0-4 dans les années 60)

      • Citoyen_H

        Répondre
        11 août 2026 | 19h17

        VOUS AURIEZ PU NOUS FOURNIR, À TITRE COMPARATIF,

        les différents taux fournis dans votre commentaire, pour l’année 2010, 2011 & 2012, afin que nous puissions avoir une meilleure idée sur l’évolution ou la régression, des taux concernés.

        • Burtukale

          Répondre
          12 août 2026 | 13h09

          Je vous ai fourni beaucoup de chiffres histoire que vous puissiez comparer. Si vous voulez plus de chiffres, Google est votre ami.

    5. Hannibal

      Répondre
      10 août 2026 | 19h06

      @NB
      Je suis d’accord qu’il faut être factuel avec des chiffres et des témoignages.
      Néanmoins, je pense que le phénomène existe et pas qu’un peu puisqu’il y a 30 ans environ, mon coiffeur de l’époque, un alcolo qui ne buvait le mois de ramadan 😄 et qui faisait néanmoins très bien son métier, m’avait raconté qu’il était marié Orfi. Je ne connaissais pas cette forme de mariage mais je l’avais assimilée à du concubinage.
      S’y sont ajoutés les polygamies, l’obscurantisme et l’anarchie. Bref, les haters du CSP qui fait la fierté de la Tunisie moderne et qu’on doit protéger avec tous les moyens légaux et républicains. Évidemment, si et seulement si l’État de droit existe toujours 🤔

      • Hannibal

        Répondre
        10 août 2026 | 19h51

        J’ajouterais que vu que l’UNFT n’est pas capable d’accomplir sa mission en raison de sa politisation, il faudrait créer une association pour faire le recueil anonyme des témoignages (signature préalable d’engagement de confidentialité), le conseil et la protection juridiques, l’orientation et l’accompagnement vers des instances de protection des mères et des enfants. L’association devra faire aussi un travail de sensibilisation dans les écoles et les établissements scolaires et un travail pour faire bouger les politiques.
        Vaste programme !

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