Le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement s’apprête à franchir une nouvelle étape. Trois décrets présidentiels, publiés au Journal officiel de la République tunisienne (Jort) du vendredi 14 août 2026, viennent de préciser la composition de sa Haute instance, de nommer son secrétaire général et surtout de fixer la date de sa séance inaugurale.
Parmi les noms annoncés, un visage n’est pas vraiment nouveau dans le paysage éducatif tunisien : Mohamed Ali Boughdiri, ancien ministre de l’Éducation, revient aux affaires, cette fois comme secrétaire général du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement.
Le décret présidentiel n°2026-204 du 12 août 2026 charge en effet Mohamed Ali Boughdiri des fonctions de secrétaire général du Conseil.
Un retour qui ne passe évidemment pas inaperçu. M. Boughdiri avait été nommé ministre de l’Éducation le 30 janvier 2023. Il n’aura finalement occupé le poste qu’un peu plus d’un an. Le 1er avril 2024, Kaïs Saïed décidait de mettre fin à ses fonctions et de nommer Salwa Abassi à sa place. La présidence n’avait alors donné aucune explication à cette décision.
Son départ avait été particulièrement abrupt, intervenant sans annonce préalable et sans justification officielle. Deux ans plus tard, le voilà donc de retour dans le secteur éducatif, à un poste qui l’installe au cœur du nouvel édifice institutionnel consacré à l’éducation et à l’enseignement.
Sept membres pour la Haute instance
Le décret n°2026-203 du 12 août 2026 porte, lui, nomination des membres de la Haute Instance du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement.
Sept personnalités ont été désignées :
- Tijani Gmati ;
- Youssef Ben Othmen ;
- Chiraz Stanbouli ;
- Rim Aribi ;
- Kamel Hnid ;
- Mohamed Habib Allani ;
- Mohamed Seifallah Ben Abderrazak.
Cette nouvelle équipe constitue l’un des éléments de la mise en place effective du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement, institution appelée à jouer un rôle central dans la réflexion et l’orientation des politiques éducatives.
Première réunion lundi
Le troisième décret, n°2026-205, donne surtout un calendrier concret à cette nouvelle institution.
Les membres du Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement sont convoqués pour tenir leur séance inaugurale lundi 17 août 2026.
Après les consultations, les annonces et les différentes étapes de préparation, le Conseil doit donc désormais entrer dans sa phase opérationnelle.
La nomination de Mohamed Ali Boughdiri à son secrétariat général ajoute, au passage, une dimension particulière à cette rentrée institutionnelle. L’ancien ministre de l’Éducation, écarté sans explication en avril 2024, retrouve deux ans plus tard une place de premier plan dans la nouvelle architecture appelée à accompagner la réforme du système éducatif tunisien.
R.B.H











9 commentaires
jamel.tazarki
Je propose aux membres du «Conseil supérieur de l’éducation» de lire mes commentaires sur les liens suivants:
a) La meilleure école / université est le web:
https://businessnews.com.tn/2026/06/22/baccalaureat-2026-pour-nesrine-ben-belgacem-les-resultats-refletent-les-inegalites-sociales-et-territoriales/1406973/
b) Prévenir et traiter efficacement les difficultés disciplinaires et les troubles sociaux, un guide pour la coopération en classe.
c) L’enseignant (le professeur/instituteur) détermine l’organisation du cours en classe; il est ainsi le facteur le plus important pour assurer un enseignement efficace en termes de performances cognitives mesurables.
https://businessnews.com.tn/2026/06/06/la-reforme-de-notre-systeme-educatif-sommes-nous-la-pour-un-travail-de-fond-ou-juste-pour-traiter-des-accidents-de-parcours-de-plus-en-plus-frequents/1404945/
Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien
jamel.tazarki
Introduction: Je crains que les personnes nommées par Kais Saied au sein du « Conseil supérieur de l’éducation » appliquent ses consignes sans grande discussion, à l’image de ses ministres. Or, Kais Saied n’a aucune expérience dans ce domaine.
J’ai participé à l’université de Munich (dans le domaine EWS) à une réforme virtuelle d’un pays virtuel.
A) Le « Conseil supérieur de l’éducation » devrait intégrer des représentants des élèves, des enseignants, des parents, des partis politiques, des syndicats d’enseignants en tant que membres permanents. –> Tous ces représentants doivent être des membres influents de ce soi-disant « Conseil supérieur » qui devrait être aussi indépendant et non pas dirigé derrière les coulissent par Kais Saied qui ne se connaît pas en ce domaine.
–>
a1) Cette précision redéfinit radicalement la nature du Conseil supérieur de l’éducation: Je propose de passer d’un modèle technocratique descendant (Top-Down) à un modèle de gouvernance démocratique et participative (Multi-stakeholder governance). Ce choix s’appuie sur des théories sociologiques et politiques très précises. Voici comment justifier académiquement l’intégration de membres influents issus de la société civile dans ce Conseil supérieur de l’éducation:
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a2) Justification académique : La théorie de la légitimité (Habermas)
– Le concept d’agir communicationnel : Selon le sociologue Jürgen Habermas, une décision politique n’est légitime que si elle résulte d’un consensus entre toutes les parties prenantes. En intégrant parents, élèves, partis politiques et syndicats, Le « Conseil supérieur de l’éducation » ne pourrait pas imposer des normes inutiles ou même contre-productives par la force ; il les co-construit.
– Éviter le rejet systémique : L’introduction de contraintes inutiles (OCDE) provoque structurellement une forte résistance des enseignants. Donner un pouvoir de décision réel à leurs syndicats au sein du « Conseil supérieur de l’éducation » transforme ces opposants potentiels en co-responsables de la réforme.
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a3) Le rôle des différents acteurs au sein du « Conseil supérieur de l’éducation » –> Pour maintenir la perspective systémique, chaque groupe doit apporter sa ressource propre au fonctionnement de la structure :
– Les syndicats et enseignants : Ils garantissent la faisabilité pédagogique. Ils veillent à ce que l’alignement sur certaines réformes ne détruise pas les conditions de travail ni le temps nécessaire aux leçons d’art ou au bien-être.
– Les élèves et les parents : Ils portent la voix de la réception du système. Les élèves s’assurent que les nouveaux examens n’augmentent pas l’anxiété scolaire et respectent leur équilibre.
– Les partis politiques : Ils garantissent la pérennité transpartisane de la réforme. Si tous les partis influents participent aux décisions, la politique éducative de la Tunisie ne changera pas à chaque alternance gouvernementale.
B) Le risque d’imposer la dictature du soi-disant «Le Conseil supérieur de l’éducation » uniquement pour éviter les contre-avis et opinions.
B1) J’insiste que la performance globale s’obtient par l’adhésion des acteurs, pas par la contrainte.
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b2) J e m’oppose à la tentation de la « dictature technocratique » ou d’un dirigisme centralisé de type Top-Down. Exclure la société civile au nom d’une prétendue efficacité managériale engendre structurellement un rejet systémique (grèves, absentéisme, sabotage passif des réformes sur le terrain), ce qui détruit à moyen terme la compétitivité recherchée.
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b3) Perspective systémique et argumentation académique –> Penser le système éducatif de la Tunisie nécessite d’articuler la contrainte macro-économique globale avec la réalité micro-pédagogique des classes. Le Conseil supérieur de l’éducation ne doit pas être un « Conseil Supérieur » déconnecté, mais un organe de médiation.
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b3.1 Sortir de l’opposition « Opinion vs Expertise » par la co-construction
– Argumentation : Selon la théorie de l’agir communicationnel de Jürgen Habermas, la rationalité d’une réforme ne réside pas dans l’autorité d’un expert unique, mais dans l’espace de discussion qui permet d’aboutir à un consensus raisonné.
– Application en Tunisie : Intégrer des membres influents (parents, syndicats, partis politiques, élèves) n’est pas une concession faite à la « bien-pensance » ou aux « opinions quotidiennes ». C’est un outil d’ingénierie publique : chaque acteur apporte une expertise d’usage indispensable pour ajuster les indicateurs internationaux (entre autres PISA) aux réalités du terrain Tunisien.
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b4) Le concept de « Gouvernance Multi-Parties » (Multi-stakeholder governance)
– Argumentation : Les travaux de l’OCDE sur le Systemic Leadership montrent que les réformes les plus performantes (notamment dans les modèles scandinaves et asiatiques modernes) reposent sur une responsabilité partagée (shared accountability).
– Application en Tunisie : Si les syndicats, les partis politiques, les représentants des parents et des élèves sont des membres décisionnaires du soi-disant « Conseil supérieur de l’éducation », ils ne peuvent plus se positionner en opposants systématiques dans les médias. Ils deviennent constitutionnellement co-garants des résultats de la Tunisie face aux classements internationaux.
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b5) Protection des innovations : L’exemple de la Littératie visuelle (cours d’art), ce que les allemands appellent « Bildkompetenz et expérience esthétique ».
– Un conseil purement technocratique tend à couper les budgets des matières « non quantifiables » (comme les arts).
– Je parie que certains membres du « Conseil supérieur de l’Éducation » ne comprennent absolument rien à la littératie visuelle et à l’expérience esthétique. Je doute que Kais Saïed comprenne quoi que ce soit à l’éducation esthétique à l’école secondaire (collège) et primaire. Or, celle-ci est au cœur de l’enseignement scolaire allemand. Comment voulons-nous que les membres de ce « Conseil supérieur de l’éducation » optimisent l’enseignement tunisien, si l’on exclut les professionnels de la formation esthétique et de l’art ? Demandez à ces membres du « Conseil supérieur de l’éducation » combien de fois ils ont fréquenté une exposition artistique, visité un musée ou lu un livre sur l’Histoire de l’art (Kunstgeschichte).
Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien
jamel.tazarki
coulisses et non pas coulissent!
jamel.tazarki
C) Pourquoi faut-il intégrer les représentants des élèves, des enseignants, des parents d’élèves, des partis politiques et des syndicats d’enseignants au « Conseil supérieur de l’éducation » en tant que membres permanents ?
c1) L’intégration de tous ces acteurs au sein du « Conseil supérieur de l’éducation » trouve sa justification scientifique la plus robuste dans la théorie des systèmes écologiques d’Urie Bronfenbrenner. Ce modèle théorique, fondamental en sciences de l’éducation (Erziehungswissenschaften), démontre que le développement, le bien-être et la performance d’un élève ne dépendent pas uniquement de ce qui se passe dans la salle de classe, mais de l’interaction dynamique de plusieurs cercles environnementaux. –> Dans une perspective systémique, exclure l’une de ces parties prenantes reviendrait à ignorer un rouage entier de l’écosystème, condamnant la réforme à l’échec par rupture de liens. Voici comment se justifie l’intégration de chaque représentant selon les différents niveaux du modèle de Bronfenbrenner :
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c2) 1. Le Microsystème et le Mésosystème : Élèves, Parents et Enseignants –> Le microsystème est l’environnement immédiat de l’enfant (l’école, la famille). Le mésosystème est l’espace d’interaction entre ces différents microsystèmes (la relation école-famille).
– Les Élèves (Le centre de l’ontosystème) : Ils sont les premiers récepteurs de l’environnement scolaire. Intégrer leurs représentants permet de mesurer en temps réel l’impact des réformes sur leur charge cognitive et leur bien-être psychologique.
– Les Parents et les Enseignants (Le lien du Mésosystème) : Bronfenbrenner démontre que le développement de l’enfant est optimal lorsque les différents microsystèmes fonctionnent en harmonie. Si le « onseil supérieur de l’éducation» modifie les examens sans inclure les parents et les enseignants, une dissonance se crée : les parents continueront à exiger une performance traditionnelle à la maison, tandis que les enseignants appliqueront de nouvelles méthodes en classe. Les inclure de manière influente garantit la cohérence et la continuité éducative.
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c3) L’Exosystème : Les Syndicats d’enseignants
– L’exosystème désigne les environnements dans lesquels l’enfant n’évolue pas directement, mais dont les décisions affectent profondément son quotidien.
– Les Syndicats d’enseignants : Les conditions de travail des enseignants sont directement liées aux conditions d’apprentissage des élèves. Si le « onseil supérieur de l’éducation» technocratique impose des réglementations qui augmentent inutilement la surcharge de travail des professeurs, cela génère du stress professionnel. Selon une logique systémique, ce stress se répercute directement dans le microsystème de la classe, dégradant le climat scolaire et le bien-être des élèves. Les syndicats défendent la viabilité structurelle de l’écosystème.
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C4. Le Macrosystème : Les Partis politiques
– Le macrosystème englobe les valeurs culturelles, les idéologies politiques et les lois d’une société.
– Les Partis politiques : En intégrant tous les partis politiques influents à la table des décisions, on s’assure que la réforme traverse les alternances démocratiques. Dans le cas contraire, un changement de gouvernement détruirait le macrosystème éducatif, plongeant les écoles dans une instabilité chronique préjudiciable à la performance à long terme.
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c5) Le Chronosystème : L’alignement temporel
– Le chronosystème prend en compte la dimension temporelle et les transitions (ici, le passage de la Tunisie à une économie mondialisée).
– La transition systémique : Le « Conseil supérieur de l’éducation » devient le régulateur du chronosystème. Sa composition multipartite permet de piloter la transition en douceur, en évitant les chocs thermiques institutionnels qu’imposerait une dictature technocratique.
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C6) Les Ressources Écosystémiques à préserver –> Pour que ce modèle de Bronfenbrenner fonctionne en Tunisie, Le « Conseil supérieur de l’éducation » doit sanctuariser deux ressources clés :
– La ressource d’interconnectivité : Créer des canaux de communication bidirectionnels (des sondages et ateliers de terrain menés par les représentants) pour que l’information remonte du microsystème (la classe) vers le macrosystème (au du « Conseil supérieur de l’éducation » ).
– La balance de réciprocité : Veiller à ce qu’aucun acteur n’ait le pouvoir d’annihiler les besoins des autres. Par exemple, la quête de performance macro-économique des partis ne doit pas écraser le besoin de décompression micro-systémique (leçons d’art, Bildkompetenz, temps de pause) porté par les élèves et les parents.
Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien
Le reste de mes commentaires est pour ce soir!
Tunisino
Il est important que la Tunisie se détache du micro pour passer au macro, à la planification stratégique, comment rendre la Tunisie un pays durablement avancé dans les plus brefs délais, et tout suivra, à l’américaine, mais en utilisant les vraies compétences: intelligence, formation, expérience, équilibre, réussite. L’Allemagne n’est pas le modèle à suivre pour la Tunisie, l’approche down-top s’est avérée mauvaise à l’occident! L’Allemagne est actuellement victime de ses mauvais choix, sur tous les plans, c’est un pays en désastre non déclaré, malgré sa culture de travail, de discipline, et de persévérance! La Tunisie ne doit pas refaire les erreurs des autres pays, même des USA, et doit s’attacher à l’intelligence de ses enfants patriotes, à la technologie, à la science, et à sa culture pour qu’elle devient durablement un pays avancé!
Tunisino
Un chimiste comme secrétaire général, un ex-ministre! Les deniers de la classe sont au podium, les incompétents n’adorent que les médiocres, les excellents sont dangereux! C’est tout à fait normal pour une république culturelle où la compétence technique est secondaire! Les littéraires politisés ne sont que chaotiques.
1. Tijani Gmati: Littéraire!
2. Youssef Ben Othmen: Littéraire!
3. Chiraz Stanbouli: Energétique!
4. Rim Aribi: Enfance!
5. Kamel Hnid: Jeunesse et enfance!
6. Mohamed Habib Allani: Littéraire.
7. Mohamed Seifallah Ben Abderrazak: Musicien!
Bon courage pour détruire ce qui a été déjà détruit!
Fares
Ne touche pas à mes enfants
Nous avons besoin de leurs enfants disait Abdelfattah Mourou. J’espère que cette nouvelle haute instance sera stérile pour limiter les dégâts sur les générations futures. Vivement le changement et le retour à la démocratie.
HatemC
Mr RBH, mes questions …
Pourquoi Mohamed Ali Boughdiri en devient-il le secrétaire général ?
Quel projet éducatif cette nouvelle institution va-t-elle porter ?
Qui est réellement Mohamed Ali Boughdiri ?
Business News rappelle son passage au ministère, mais passe rapidement sur son parcours. Or, son profil est important pour comprendre cette nomination.
Il est entre autre un ancien responsable syndical de l’UGTT … secrétaire général de l’Union régionale du travail de Ben Arous, puis secrétaire général adjoint de l’UGTT chargé du secteur privé. Il s’était notamment opposé à la direction de Noureddine Taboubi et au congrès extraordinaire de 2021 …. Une nomination interprétée comme un signal politique adressé à la direction de l’UGTT, précisément parce qu’il appartenait à son courant opposé à Taboubi
Dès lors, une question journalistique évidente s’impose :
Pourquoi celui qui avait été brutalement écarté de l’Éducation revient-il deux ans plus tard à un poste aussi stratégique ?
Quelle sera l’orientation idéologique et pédagogique du Conseil ?
C’est, à mon sens, la vraie information.
Le Conseil supérieur de l’éducation et de l’enseignement n’est pas une simple structure administrative supplémentaire. S’il doit réfléchir à l’avenir de l’école tunisienne, il faut savoir :
– quelle conception de l’école publique défendra-t-il ?
– quelle place pour les sciences et les langues étrangères ?
– quelle réforme des programmes ?
– quelle place pour l’enseignement technique et professionnel ?
– quelle politique concernant l’échec scolaire et l’abandon ?
– quelle autonomie pour les établissements ?
– quelle réforme de la formation des enseignants ?
– quelle relation entre école publique et enseignement privé ?
– comment lutter contre la dégradation du niveau scolaire ?
– quelle place pour le numérique et l’intelligence artificielle ?
– surtout ………… quelle vision de la société tunisienne veut-on transmettre à travers l’école ?
Sur tous ces sujets, l’annonce des sept membres et de la séance inaugurale ne dit pratiquement rien.
Et surtout : pourquoi Boughdiri ?
C’est là que l’article aurait pu devenir réellement intéressant.
Il faudrait examiner les compétences respectives des sept membres, leurs parcours, leurs travaux, leurs éventuelles orientations pédagogiques et leurs rapports avec les différentes composantes du système éducatif.
Le choix de Boughdiri pose une question supplémentaire : a-t-il été choisi principalement pour ses compétences en matière de politique éducative ou pour son profil politique et syndical ?
Et si RBH répondait à toutes ce questions importantes … Et c’est précisément ce que l’article ne fait pas.
Le lecteur tunisien n’a pas seulement besoin de connaître les noms. Il a besoin de savoir quel avenir scolaire et éducatif ces nominations préparent.
Et c’est précisément cette deuxième partie que l’article aurait dû chercher à révéler …. au boulot Mr RBH
Benhassine
De retour
Décidément le fauteuil du pouvoir ne connaît jamais qlq chose qui s’appelle dignité