Le bilan du naufrage d’une embarcation de migration irrégulière au large de Zarzis et de Ben Guerdane continue de s’alourdir. Sept nouveaux corps ont été repêchés dimanche 23 août 2026, selon le porte-parole officiel de la Direction générale de la Garde nationale, le colonel Houssem Eddine Jebabli. Le bilan s’élève ainsi à onze dépouilles repêchées à l’heure actuelle.
Cette nouvelle évolution intervient au lendemain de l’ouverture d’une enquête judiciaire par le ministère public afin de déterminer les circonstances du drame.
Les recherches se poursuivent en mer
Les opérations de recherche des personnes toujours portées disparues se poursuivent au large de Zarzis. Elles mobilisent les unités maritimes côtières et flottantes de la Garde nationale, en coordination avec la Marine nationale.
Un hélicoptère a également été mobilisé afin de renforcer les opérations de recherche et de sauvetage.
Face à l’évolution constante du bilan, l’identification des victimes et l’établissement d’une liste définitive des personnes décédées et portées disparues restent tributaires de la poursuite des opérations en mer.
Une embarcation partie mercredi
Le drame remonte à mercredi 19 août 2026. L’embarcation avait quitté les côtes de la région de Ben Guerdane et de Zarzis en direction de l’Italie.
Selon les éléments communiqués par le porte-parole officiel de la Direction générale de la Garde nationale, Houssem Eddine Jebabli, le bateau transportait quinze personnes.
L’embarcation a sombré au large, à environ 14 milles nautiques des côtes. Un seul rescapé avait dans un premier temps été retrouvé après avoir été secouru par l’équipage d’un navire commercial, avant que les opérations de recherche ne permettent de retrouver d’autres personnes.
Les premières opérations avaient également permis de repêcher plusieurs corps, tandis que des informations contradictoires avaient circulé sur le nombre exact de personnes à bord. La Garde nationale avait finalement retenu le chiffre de 15 passagers.
Une enquête judiciaire ouverte
Au lendemain du naufrage, le porte-parole de la Garde nationale avait annoncé l’ouverture, sur instruction du ministère public, d’une enquête judiciaire pour franchissement clandestin de la frontière maritime ayant entraîné la mort.
L’enquête doit notamment permettre de déterminer les circonstances exactes du départ de l’embarcation, les conditions de la traversée et les éventuelles responsabilités liées à cette opération de migration irrégulière.
En parallèle, les autorités poursuivent les recherches afin de retrouver les personnes encore portées disparues.
Le naufrage ravive ainsi une nouvelle fois le drame humain lié aux traversées clandestines depuis les côtes tunisiennes, alors que les familles des disparus restent dans l’attente d’informations définitives sur le sort de leurs proches.
S.H













