Quatorze des quinze passagers du bateau naufragé au large de Zarzis étaient originaires de Ben Guerdane. Douze corps ont été repêchés, deux jeunes sont toujours portés disparus et un seul a survécu. Dix ans après avoir été célébrée pour sa résistance héroïque à Daech, la ville découvre ce qu’il reste de la reconnaissance nationale : aucun ministre à son chevet, aucun mot du président de la République et des gaz lacrymogènes pour contenir sa colère. Derrière le drame se dessine une ville privée d’horizon, étranglée par les difficultés à Ras Jedir et enfermée entre une frontière instable et une Méditerranée verrouillée par l’accord migratoire avec l’Europe.
Ils étaient quinze à avoir pris la mer mercredi 19 août 2026, vers 13 heures, depuis la région de Jdaria, entre Ben Guerdane et Zarzis. Quatorze venaient de Ben Guerdane, le quinzième de Zarzis. Leur destination était l’Italie.
Selon le récit du seul rescapé, Oussama Chouat, l’embarcation a commencé à prendre l’eau environ cinq heures après son départ, à quatorze milles nautiques des côtes tunisiennes. Les vagues ont rapidement rempli le bateau, qui a chaviré en quelques instants et dispersé ses passagers en pleine mer.
La plupart portaient des gilets de sauvetage. Cela n’a pas suffi face à la houle, à l’épuisement et à l’immensité de la zone. Oussama Chouat affirme avoir passé près de 48 heures dans l’eau avant d’être repéré, vendredi 21 août au soir, par un navire commercial venant de Libye. L’équipage a mis à l’eau une embarcation pneumatique pour le secourir, puis a alerté les autorités tunisiennes dans la nuit de vendredi à samedi.
Les opérations de recherche ont été déclenchées après cette alerte. Elles ont permis de repêcher trois corps samedi 22 août, puis neuf autres dimanche 23 août. Lundi matin, à l’heure de la rédaction de ces lignes, le bilan s’établissait à douze morts, un rescapé et deux jeunes toujours portés disparus.
Les recherches ont mobilisé les unités navales de la Douane, la Garde maritime, la Protection civile et la Marine nationale, appuyées par deux hélicoptères de la Garde nationale et de l’armée. Des marins et des volontaires de la région ont également participé aux opérations de ratissage.
Cet effort doit être reconnu. L’État a mobilisé des moyens pour retrouver les naufragés. Mais, sur terre, la République politique a brillé par son absence.
Une ville attend, le gouvernement se tait
Depuis le samedi 22 août, Ben Guerdane vit au rythme des corps ramenés à terre. Chaque dépouille met fin à l’attente d’une famille et plonge toute une ville un peu plus profondément dans le deuil. Pour les proches des deux disparus, l’espoir se réduit à mesure que passent les heures.
Aucun ministre n’a pourtant jugé nécessaire de se déplacer. Seul le gouverneur régional s’est déplacé, aucun membre du gouvernement. La cheffe du gouvernement n’a pas présenté publiquement ses condoléances aux habitants. Aucun membre de son équipe n’est venu partager leur douleur, rencontrer les familles ou simplement signifier que ce drame concernait tout le pays.
Les grandes organisations nationales de défense des droits humains, habituellement promptes à publier des communiqués, sont également restées étrangement discrètes. La Ligue tunisienne des droits de l’Homme, notamment, n’a pas consacré un mot à la tragédie. L’UGTT, des associations, des militants et des formations politiques ont réagi, mais le silence des principales ONG demeure assourdissant face à l’ampleur du drame.
Mostafa Abdelkebir, président de l’Observatoire tunisien des droits de l’Homme et fin connaisseur de la région, a appelé à une visite présidentielle et à une intervention « au plus haut niveau ». Il estime que ces naufrages continueront tant que les causes économiques et sociales qui poussent les jeunes vers la mer ne seront pas traitées.
L’appel de M. Abdelkebir n’a pas été entendu par le chef de l’État.
À Carthage, des condoléances à géométrie variable
Le contraste est cruel. Le 31 juillet 2026, après un accident de la route meurtrier survenu le matin même dans la wilaya algérienne de Boumerdès, Kaïs Saïed avait téléphoné à son homologue Abdelmadjid Tebboune pour lui présenter ses condoléances. Le communiqué de Carthage priait pour les victimes, souhaitait qu’elles soient accueillies au paradis et adressait des vœux de prompt rétablissement aux blessés.
Dimanche 23 août, alors que neuf nouveaux corps venaient d’être repêchés au large de Zarzis, le président tunisien s’est de nouveau entretenu avec Abdelmadjid Tebboune. La présidence a parlé des défis régionaux et internationaux, de la détermination commune des deux chefs d’État et de leur volonté de renforcer la coopération entre les deux pays.
Ben Guerdane, ses douze morts et ses deux disparus n’ont pas eu droit à une ligne.
Kaïs Saïed, qui intervient publiquement sur les prix, les pénuries, les services administratifs, les chantiers en retard et jusqu’aux détails de la gestion quotidienne, n’a pas trouvé un mot pour une ville tunisienne qui enterre ses enfants. Il avait su présenter ses condoléances aux Algériens moins d’un mois auparavant. Il n’a pas manifesté la même compassion envers ses propres concitoyens.
Ce silence ne relève plus de l’oubli. Il révèle une hiérarchie de l’attention présidentielle dans laquelle le deuil de Ben Guerdane ne semble pas avoir trouvé sa place.
Au deuil, la réponse des lacrymogènes
Samedi soir, la douleur s’est transformée en colère. Des habitants sont descendus dans les rues, ont bloqué des routes et incendié des pneus. Les forces de l’ordre ont dispersé les manifestants à l’aide de gaz lacrymogène.
Plusieurs vidéos consultées par Business News montrent les tirs effectués pendant les mouvements nocturnes. Une habitante a également photographié les cartouches ramassées après l’intervention.
Mostafa Abdelkebir avait rappelé que manifester est un droit constitutionnel, tout en appelant à préserver le caractère pacifique des protestations. Il avait surtout demandé aux autorités d’écouter les habitants. Celles-ci ont entendu le bruit des pneus brûlés et répondu par les lacrymogènes.
La colère ne justifie pas toutes les violences. Mais la réduire à une question d’ordre public reviendrait à ignorer tout ce qui l’a précédée : les morts, l’absence d’horizon, les promesses de développement jamais concrétisées et le sentiment d’avoir été abandonné par un pays qui avait pourtant placé Ben Guerdane sur un piédestal dix ans plus tôt.
En 2016, Ben Guerdane avait défendu la Tunisie
Le 7 mars 2016, à l’aube, des combattants de l’État islamique lancent un assaut coordonné contre Ben Guerdane. Ils attaquent une caserne, un poste de police et le siège de la Garde nationale. Certains sillonnent la ville avec des mégaphones, annoncent l’arrivée de Daech et appellent les habitants à les rejoindre.
Les assaillants espéraient trouver dans la ville une base populaire et y installer un embryon d’émirat islamiste à l’image de ce qui s’est fait en Syrie. Ils rencontrent exactement l’inverse.
Les habitants refusent de se rallier à eux. Ils renseignent les forces de sécurité, entravent la progression des terroristes et certains forment même des boucliers humains. Épaulées par la population, l’armée, la police, la Garde nationale et la Douane reprennent rapidement le contrôle de la ville. Les affrontements et les opérations qui suivent coûtent la vie à treize membres des forces de sécurité et à sept civils. 49 assaillants sont tués.
La Tunisie entière découvre alors le courage de cette ville frontalière longtemps réduite à la contrebande et aux trafics. Ben Guerdane devient un symbole de patriotisme et de résistance. Des discours sont prononcés, des hommages rendus et une dette nationale est proclamée envers ceux qui ont empêché Daech de planter son drapeau sur le territoire tunisien.
Dix ans plus tard, les enfants de cette même ville prennent la mer parce qu’ils ne voient plus de place pour eux dans le pays qu’elle a contribué à sauver.
Ras Jedir, le poumon étouffé de Ben Guerdane
Pour comprendre ces départs, il faut revenir à la terre ferme. Pendant des décennies, Ben Guerdane a vécu du commerce transfrontalier avec la Libye. Formel ou informel, toléré ou combattu selon les périodes, ce commerce a longtemps constitué le principal poumon économique de la ville.
Or, Ras Jedir est soumis depuis des années aux fermetures, aux restrictions et aux aléas sécuritaires et politiques libyens. À chaque interruption, ce sont les petits commerçants, les transporteurs et des milliers de familles qui perdent leur source de revenus.
Hamza Chouat, cousin de plusieurs victimes, affirme que la majorité des jeunes à bord dépendaient du commerce frontalier. Avec la multiplication des restrictions et les saisies de véhicules, leurs moyens de subsistance se seraient progressivement évanouis. Selon son témoignage, huit passagers appartenaient à la même famille. Parmi eux figurait Mohamed Ben Farhat Chouat, ancien joueur de l’Union sportive de Ben Guerdane.
Sur place, les habitants énumèrent les promesses inachevées : une zone franche d’activités commerciales et logistiques à Choucha, étendue sur 150 hectares mais restée au stade des aménagements et de la pancarte ; une zone industrielle dont la route a été construite, mais dont la réalisation demeure bloquée ; des emplois annoncés qui ne sont jamais arrivés.
Le ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, s’est bien rendu à Tripoli les 10 et 11 avril 2026. Les autorités ont ensuite annoncé leur ambition de transformer Ras Jedir en corridor continental à l’horizon 2029. Quatre mois plus tard, le discours sur les futures routes africaines n’a pas changé le quotidien des jeunes de Ben Guerdane. La cheffe du gouvernement, elle, ne s’est jamais déplacée à Tripoli pour porter personnellement ce dossier vital.
La diplomatie célèbre la qualité des relations tuniso-libyennes. Les habitants, eux, continuent de payer le prix de chaque fermeture, de chaque restriction et de chaque tension de l’autre côté de la frontière.
L’Europe ferme la mer, Tunis laisse les horizons se fermer
À l’est, la Libye et Ras Jedir n’offrent plus la respiration d’autrefois. Au nord, la Méditerranée est devenue une frontière de plus en plus militarisée.
En juillet 2023, la Tunisie et l’Union européenne ont signé un mémorandum de partenariat stratégique. Dans son sillage, Bruxelles a annoncé 105 millions d’euros consacrés à la gestion migratoire, notamment au contrôle des frontières, à la lutte contre les passeurs et aux retours, auxquels se sont ajoutés 150 millions d’euros de soutien budgétaire.
L’objectif européen est limpide : empêcher le plus grand nombre possible d’embarcations de quitter les côtes tunisiennes. L’Italie, en première ligne, a porté cette politique avec une insistance particulière. La Tunisie est ainsi devenue le gardien avancé d’une Europe déterminée à contenir les départs loin de ses propres rivages.
Empêcher les traversées peut sauver des vies lorsque l’alternative proposée est une voie sûre ou un avenir sur place. Mais lorsque la fermeture de la mer ne s’accompagne ni d’emplois, ni de développement régional, ni de perspectives légales de mobilité, elle ne supprime pas le désir de partir. Elle rend les départs plus clandestins, plus rares peut-être, mais aussi plus désespérés.
L’accord européen n’a pas causé ce naufrage. Il participe toutefois à un système qui ferme la route vers l’Europe sans ouvrir d’issue à ceux qui veulent partir. Les jeunes continuent alors de confier leur vie à des embarcations fragiles, en sachant parfaitement ce qu’ils risquent.
La Méditerranée centrale reste la route migratoire la plus meurtrière au monde. Selon l’Organisation internationale pour les migrations, le nombre de morts y a plus que doublé durant les quatre premiers mois de 2026 par rapport à la même période de 2025. Au moins 914 personnes y sont mortes ou ont disparu depuis le début de l’année.
À Ben Guerdane, trois traversées auraient pourtant réussi au cours des deux semaines précédant le naufrage, emmenant quarante à cinquante jeunes vers l’Italie, selon Mostafa Abdelkebir. « Le drame suspendra probablement les départs pendant quelque temps. Puis ils reprendront, prévient-il, tant que les causes profondes ne seront pas traitées. »
L’héroïne abandonnée
Sur les réseaux sociaux, des dizaines de commentaires opposent au deuil des familles une sentence aussi facile que brutale : « personne ne leur aurait demandé de prendre la mer. » Autrement dit, ils auraient choisi leur mort et la collectivité ne leur devrait plus rien.
Ce raisonnement dispense de regarder le reste : une ville dépendante d’un passage frontalier instable, des projets promis puis abandonnés, une jeunesse convaincue que son avenir se trouve ailleurs, un État qui réprime la colère plus vite qu’il ne traite ses causes et une Europe qui paie pour tenir les départs à distance.
Il est facile d’accuser ceux qui sont partis d’avoir choisi leur sort. Il est plus difficile d’admettre que ces jeunes connaissaient le danger et qu’ils ont pourtant estimé que la mer leur offrait davantage de perspectives que leur propre ville. Le naufrage ne relève donc pas seulement d’une décision individuelle ou de l’action des passeurs. Il raconte aussi l’échec d’un État qui veut retenir sa jeunesse sans lui donner de raisons de rester.
On peut renforcer les contrôles, verrouiller les côtes, signer des accords avec l’Europe et disperser les manifestations à coups de gaz lacrymogène. On peut même célébrer chaque 7 mars l’épopée de Ben Guerdane. Mais aucun dispositif sécuritaire ne retiendra durablement une jeunesse à laquelle on ne propose ni travail, ni mobilité, ni avenir. À force de fermer toutes les issues, il ne reste que la mer, même lorsqu’elle tue.
Il y a dix ans, Ben Guerdane était l’héroïne de la nation. Aujourd’hui, elle enterre ses enfants presque seule. Le pays qui lui devait de la reconnaissance n’a même pas trouvé les mots pour lui présenter ses condoléances. Pire, il leur a envoyé des gaz lacrymogènes.
Maya Bouallégui











13 commentaires
HatemC
Le symbole est d’autant plus brutal lorsque le pouvoir tunisien s’empresse de présenter ses condoléances officielles aux pays voisins lors de drames intérieurs, tout en observant un silence glacial face aux jeunes compatriotes engloutis par la Méditerranée. La question se pose alors crûment : la vie d’un Tunisien ne vaut-elle pas celle d’un Algérien ?
Face à cette indifférence institutionnelle et politique, le sentiment d’abandon ne fait que s’amplifier chez les habitants de Ben Guerdane et de Tunisie en général. La comparaison entre la mobilisation d’hier — quand la ville s’érigeait en rempart contre le terrorisme — et l’indifférence d’aujourd’hui rend la blessure encore plus vive.
L’absence de compassion officielle envers les victimes locales et leurs familles est perçue comme un déni de réalité, à cela s’ajoute le mutisme des grandes figures historiques de la défense des droits humains qui soulève de profondes interrogations.
Alors que la précarité économique pousse de nombreux jeunes de la région à risquer leur vie en mer, le refus du pouvoir central d’aborder de face ces drames migratoires renforce un sentiment d’exclusion systémique.
Cette accoutumance collective face au drame met en lumière un basculement plus profond … la trajectoire des tragédies migratoires suit désormais celle des accidents de la circulation, où le nombre finit par étouffer l’émotion.
Ce processus de banalisation rend le deuil des familles plus lourd encore. À la douleur de la perte s’ajoute le constat que le sacrifice de leurs proches ne suscite qu’un silence passager, scellant le sentiment d’une citoyenneté à deux vitesses où certaines vies semblent peser moins que d’autres.
Nahor Guëttam
Tout à fait! C’est le constat d’une faillite qui revient inexorablement à la démagogie bête faite de slogans qu’on sait bien être chuchoté à l’oreille du président Saied par ses conseillers, notamment un proche très manager et habitué à la psychologie publicitaire, bons pour le marketing mais creux en politique parce que sans appel patriotique : tous gaucho-« révolutionnaires » , comme « yes, we can » (déjà exploité par le funeste Obama et recyclé en Espagne pour former « Podemos », ou encore « echaab yourid », qui est devenu en soi le symbole de l’abus et de l’arnaque populiste…
On peut facilement déceler dans le silence officiel de l’État et de son chef qui semble devenu un étrange Dracula à sorties nocturnes, non seulement la PERTE DE SA SOUVERAINETÉ et du contact affectif avec le Peuple tunisien, qui le comprend et en souffre terriblement, mais le VÉTO COMMUNICATIONNEL de la technocrate et cynique Meloni, qui se rapproche davantage au président Tebboune dans une tacite entente de « Protectorat » non écrit… Et encore, n’existerait pas peut-être l’équivalent d’un ACCORD SECRET, type Molotov-Ribbentrop qui attend le jour J? Certaines mauvaises langues commencent à le murmurer de plus en plus bruyamment….
N.G.M.
Citoyen_H
@Ahmed Anizi EXCELLENT POINT DE VUE.
Allah yarham wéldik.
Ça fait chaud au cœur de voir des gens honnêtes et intégres, comme vous, parmi nous.
La corruption endémique et l’appât du gain facile des rkhass et des vendus, a tout gangrené.
Concernant un point particulier et précis que vous aviez soulevé, je préfère m’abstenir de donner un avis, au risque de voir mon commentaire passé automatiquement dans la trappe censure !
Salutations
Bien gardienne d âmes...
RECONNAISSANCE, GLOIRE ET MEMOIRE AUX SACRIFIE.E.S DE BEN GUERDANE D’HIER COMME AUJOURD’HUI SUR LES AUTELS DU DESESPOIR AUSSI ALIMENTÉ QU’ IMPOSÉ ET CEUX DE DERNIERE DECHE EXTREME LITTERALISTE SALA(MEPH)FISTOFÉLÉE INSTRUMENTALISEE À VISEES ANTIDEMOCRATIQUES ET CONTRE-REVOLUTIONNAIRES IMAMATRIKULÉES QÔMCEPSIONS.
MEPRIS, HONTE ET REDDITION DES COMPTES AUX REGIMES PASSÉS BOUNKIBIQUE, ZABAZINZINZOLIN ET AKTUEL PARJURANT, ASPHYKSIANT, NOYEUR, KONCENTRATIONNAIRE, PEUPLICIDAIRE QÔMPRADOR ET KONCIERGE KONSENTANT « SOUS VERRINS » IMBECILES E.KS.TERNALISAT.EU.RS !
Enfin, qu’aillent bien se faire schtroumpfer les zozauteurs à commentaire tout guez façon vladirmirliton et autre schtroumpfette marquise-grognasse à Kommentaire aniaizie moisie typé « Tout va bien, Madame la MarKise ! » des plus pathognomoniKS en cherchant cirQômstances atténuantes et alibidons au foutu régime de Karthage insolvable, répulsif, inKompétant, indigne de confiance ni du moindre crédit en tous les sens du terme et tout aussi triplement illégitime que sextuplement Qômtrolé via duo Mollahrdeux KraKouKass et Gargamnaoufel, appuyés de son quarteron schtroufion grognasse françalgériatrique Qômplice antidémocratique et contre-révolutionnaire.
Ce pays n est pas encore arrivé ni sorti de la berge aux gros schtroumpfards…
Ça arrivera bien assez vite pourtant.
https://m.youtube.com/watch?v=_b8cwSMUYNA&pp=ygUaZ3JhbmQgc2NodHJvdW1wZiBsb2wgc2hvcnQ%3D
Vladimir Guez
Il y a un seizième naufragé, c’est le journalisme.
Un aeropage d’idées toutes faites et un grand momment de démagogie. Tout ce que vous reprochez a longueur de colonnes a KS est convoqué et reuni dans un article adolescent et immature.
Benhassine
Tu peux tout de même nous expliquer
[Kaïs Saïed avait téléphoné à son homologue Abdelmadjid Tebboune pour lui présenter ses condoléances.]
Nahor Guëttam
« adolescentes et immatures » sont à vrai dire les phrases déconnectées et remplies d’un jargon psychopathe et pas encore classé par les spécialistes de l’hôpital Razi à la Manouba en guise de supposés « commentaires » (euphémisme) qu’on retrouve sur cette page et bien repris en échos grotesques et inintelligibles par d’autres lycanthropes islamistes très frustrés évidemment par la trahison « nahdaouya » de leur « guide » promis en « oiseau rare » en 2019 et devenu politiquement « tueur » des leur espérances revanchistes anti-bourguibistes, anti-benalistes et finalement anti-laiques, parce qu’ils ne comprennent plus rien de ce qui se passe et encore moins de ce qui DOIT encore -et évidemment- se passer dans cette terre de martyre et de souffrance, sans eau pour se tenir propre, dans électricité pour faire clair chez soi et se ventiler, et sans une bouteille d’eau fraîche qui ne soit pas le résultat d’une piteuse recherche dans les magazines ou d’une opération de marché noir….
Nahor Guëttam
« adolescentes et immatures » sont à vrai dire les phrases déconnectées et remplies d’un jargon psychopathe et pas encore classé par les spécialistes de l’hôpital Razi à la Manouba en guise de supposés « commentaires » (euphémisme) qu’on retrouve sur cette page et bien repris en échos grotesques et inintelligibles par d’autres lycanthropes islamistes très frustrés évidemment par la trahison « nahdaouya » de leur « guide » promis en « oiseau rare » en 2019 et devenu politiquement « tueur » des leur espérances revanchistes anti-bourguibistes, anti-benalistes et finalement anti-laiques, parce qu’ils ne comprennent plus rien de ce qui se passe et encore moins de ce qui DOIT encore -et évidemment- se passer dans cette terre de martyre et de souffrance, sans eau pour se tenir propre, dans électricité pour faire clair chez soi et se ventiler, et sans une bouteille d’eau fraîche qui ne soit pas le résultat d’une piteuse recherche dans les magazins ou d’une opération de marché noir….
Ahmed Anizi
Je suis, depuis peu, avec un grand intérêt, les articles de cette valeureuse journaliste. Pour tout dire, elle me rappelle irrésistiblement le Schtroumpf grognon (السنفور غضبان) : rien ne lui plaît, tout est moche, et elle s’acharne à brosser un tableau constamment noir. Pourtant, la Tunisie offre, grâce au contribuable, une éducation gratuite du primaire au doctorat, avec des bourses et des crédits pour une bonne frange des étudiants universitaires. Le pays regorge également de centres de formation. Grâce au soutien de l’UE, du Japon et d’autres pays occidentaux, des centaines de centres couvrent tous les secteurs. Au début des années 2000, la Tunisie en comptait déjà plus de 1 000. Dès lors, si un jeune accuse un décrochage scolaire, il devrait au moins s’atteler à une formation qui l’aspire. Les parents, de leur côté, devraient prendre leurs responsabilités et pousser leur progéniture à se former dans des métiers que l’IA ne menace pas directement. D’ailleurs, cherchez un bon plombier ou un bon maçon pour poser le carrelage de votre cuisine : difficile d’en dénicher, ces joyaux sont devenus rares de nos jours. Quant à Ben Guerdane, désolé, mais le secteur informel y est une couleuvre qui a fini par avaler sa propre queue. Que le bon Dieu les accueille dans Sa miséricorde. Et, encore une fois, on ne peut pas rejeter toute la responsabilité sur des gouvernements déjà chahutés par les instances financières internationales, avec ce rejet systématique de tout crédit.
Hannibal
@Ahmed Anizi
Le tableau n’est pas réellement noir puisque les interventions et les moyens de recherche engagés ont été salué.
C’est la non-réponse politique avec des lacrymos qui est reprochée ici.
Puis vous évoquez les difficultés avec les instances financières. C’est quoi le rapport avec l’événement en question ? Mais parlons-en ! S’il y a difficultés, ça veut dire que ces instances ont des doutes sur la solvabilité du pays, sur les dépenses à bon escient et sur la gouvernance qui est dans de fuite en avant avec des risques d’instabilité et de banqueroute.
Si vous voyez une barque de harragas se préparer pour partir, allez leur demander pourquoi ils risquent leurs vies pour partir.
Ahmed Anizi
Merci pour votre retour, et j’aimerais apporter quelques éléments de réflexion. Depuis l’ère Bourguiba, notre classe dirigeante se résume à des juristes, des avocats et des bacheliers lettres – rien d’autre. Savez-vous qui était l’artisan de la grande réforme collective de 1969 ? Ahmed Ben Salah. Savez-vous que ce dernier – Alla Yarhmou – était titulaire d’une licence d’arabe de la Sorbonne ? Une réforme d’envergure nationale, touchant toutes les familles tunisiennes, confiée à un aficionado de la poésie de Kaïs poru sa bien aimée Lobna. Pendant ce temps, le Parti communiste chinois fourmille d’ingénieurs, tandis que notre Parlement est peuplé à 94 % d’avocats et de Bac Lettres qui n avaient jamais résolu le moindre problème concret. Prenons un exemple : des embouteillages monstres dans la capitale. Un Decision Maker Homo-tunsianus, avocat de son état, sort sa plus belle plume et pond un projet de loi sur la circulation alternée – pure contamination française venue des énarques. Un ingénieur, lui, ferait appel à des data scientists pour collecter les données, effectuer du feature engineering, modéliser les flux et proposer des solutions concrètes : gestion des feux, horaires décalés, investissements ciblés pour les 50 ans à venir. Fatigant, n’est-ce pas ? Et vous avez parfaitement raison : la jeunesse tunisienne – Allah Yberek – est bien en avance sur nos lois et nos législateurs. Mais que faire ? En Tunisie, pour réussir, il suffit apparemment d’être nul en maths et de raffoler de poésie d’el Asr Al Jahili.
cette vidéo résume ce que je viens de dire.
https://youtu.be/ZHy4hTT8arQ?t=2937
Nahor Guëttam
« . ..des gouvernements déjà chahutés par les instances financières internationales » c’est une sentence qui ne représente pas du tout le cas national. Bien au contraire, il s’agit d’un « *oiseau rare » à la tête de l’État qui rassemble à la fable d’Ésope du corbeau trop flatté par le renard et se croyant gracieux chanteur, fit tomber le fromage de son bec… J’espère qu’on s’est compris. Il s’agit d’un mégalomane gauchiste et superbe qui se croyant un nouveau Mao Tsedung du XXI siècle (hallucination loufoque) pense de chahuter les instances financières internationales. Il l’a fait sous la statue de Bourguiba à Moknine (si vous avez bonne mémoire) en évoquant la Révolte du pain de 1984, en jetant à la mer 6 mois de négociations avec le FMI dont il avait pourtant chargé (torturé?) la Présidente du Conseil Mme Boudent, et voilà ses magnifiques réalisations vers l' »État social » dont le porte-parole disparu des médias se surnommait Ridha « Lénine » (oh que c’est coco !)
Ahmed Anizi
Que faire alors que la Tunisie sombre, et que cette descente est voulue ? Fragiliser notre pays n’est pas le seul fruit d’une gestion calamiteuse – certes aggravée par la parenthèse nahdhaouie – mais répond à des calculs géopolitiques bien rodés, surtout occidentaux. L’Europe veut du gaz pour étrangler la Russie. Or, à une heure de ses rivages sud, à quelques encablures des côtes espagnoles, l’Algérie est un réservoir d’énergie à ciel ouvert. Dans cette partie d’échecs régionaux, la Tunisie est sacrifiée sur l’autel des intérêts étrangers.
Pour inverser la tendance, j’attends toujours le sursaut national : investir massivement dans la transformation digitale, injecter les fonds nécessaires et parier sur nos jeunes entrepreneurs. Réduire drastiquement l’appareil administratif, déployer des Applications Agentics sur des plateforme dédiées, offrir une amnistie fiscale aux jeunes entrepreneurs en difficulté, et simplifier le lancement de projet en quelques clics. Enfin, remettre les mathématiques au premier plan , le vrai creuset des ingénieurs, ces bâtisseurs sans qui la Nation restera à jamais marginalisée, et nos rêves, engloutis.