La rapporteuse spéciale des Nations unies sur la situation des défenseurs des droits humains, Andrea Bolaños Vargas, a fait part, mardi 25 août 2026, de sa « profonde préoccupation » concernant l’état de santé de l’ancien bâtonnier Chawki Tabib, détenu à la prison de Belli et en grève de la faim depuis le 11 août.
Dans une publication sur X, la responsable onusienne a appelé les autorités tunisiennes à garantir à Chawki Tabib un accès immédiat aux soins, à respecter son droit à un procès équitable et à le libérer « immédiatement et sans condition ».
Une interpellation des autorités tunisiennes
Andrea Bolaños Vargas a rappelé que Chawki Tabib, avocat, ancien bâtonnier et ancien président de l’Instance nationale de lutte contre la corruption (Inlucc), poursuivait sa grève de la faim en détention.
La rapporteuse spéciale a estimé que sa détention et sa condamnation à dix ans de prison « semblent être liées » à son travail à la tête de l’Inlucc.
Son intervention intervient alors que les inquiétudes se multiplient autour de l’état de santé de l’ancien bâtonnier. L’Onat avait, vendredi 21 août, exprimé à son tour sa « profonde préoccupation », évoquant notamment les conditions de sa prise en charge médicale.
L’Ordre des avocats avait alerté sur son accès aux soins
Après une visite à la prison de Belli, l’Ordre avait indiqué que Chawki Tabib souffrait de plusieurs maladies chroniques nécessitant un traitement et un suivi réguliers. Il avait également signalé que l’ancien bâtonnier avait cessé de prendre ses médicaments parallèlement à sa grève de la faim.
L’Onat avait notamment dénoncé des difficultés concernant l’acheminement de traitements prescrits par un médecin spécialiste. D’après son communiqué, les services pénitentiaires avaient refusé une ordonnance médicale transmise afin de lui permettre de recevoir les soins nécessaires, en invoquant des considérations procédurales.
L’Ordre avait demandé la levée des restrictions entravant son accès aux soins et à son dossier médical et avait appelé Chawki Tabib à mettre fin à sa grève de la faim et à reprendre ses traitements, mettant en garde contre de possibles complications.
Condamné à dix ans de prison en mai
La grève de la faim avait été annoncée publiquement par l’épouse de Chawki Tabib le 13 août. Sa famille avait auparavant alerté à plusieurs reprises sur les difficultés rencontrées pour lui faire parvenir ses traitements, alors qu’il souffre notamment de diabète et d’arthrose.
Chawki Tabib avait été transféré en juin à la prison de Belli.
L’ancien président de l’Inlucc avait été condamné, le 21 mai 2026, à dix ans de prison par la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis. Il avait été reconnu coupable de falsification de documents, de détention et d’usage de faux ainsi que de destruction de pièces considérées comme falsifiées.
L’affaire concerne des documents transmis en 2020 à l’Assemblée des représentants du peuple, à l’époque où Chawki Tabib présidait l’Inlucc, dans le cadre du dossier relatif aux soupçons de conflit d’intérêts visant l’ancien chef du gouvernement Elyes Fakhfakh.
M.B.Z












4 commentaires
EL OUAFI
(Houda)boujour mettez à jour les interventions des intervenants !
Oui je comprends avec cette canicule qui s’est abattue sur notre pays, la fatigue et le déséquilibre allèrent la physique humaine.
Bonne journée à vous.
le financier
Cet homme doit etre libérè , le seul qui s est battu contre les corrompus
EL OUAFI
Ma démarche est très simple, je pose une question à ceux plus que moi avertis me donnent les raisons de l’engouement excessif une fois mandatés d’une quelconque missions leurs consciences virent vers l’illicite et la malversation ?
(avec ce gros point d’interrogation)
Merci de votre attention à tous.
Mohamed Mabrouk
Bonjour Monsieur el ouafi ce qui est illicite c’est de fabriquer des accusations a ses adversaires politiques