La défense de la présidente du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, a alerté, lundi 31 août 2026, sur la dégradation de son état de santé et dénoncé une prise en charge médicale insuffisante ainsi que des restrictions imposées aux visites des avocats.
Dans un communiqué signé par le président du comité de défense, Ali Bejaoui, deux avocats, Imed Gharbi et Mohsen Maâlemi, affirment avoir constaté une dégradation de l’état de santé de leur consœur lors d’une visite en prison.
La défense affirme que la prise en charge médicale s’est limitée à la prescription d’un antidouleur, dont elle dénonce les effets secondaires, notamment des troubles de l’équilibre et des difficultés à se déplacer. Selon elle, Abir Moussi aurait refusé de le prendre afin de préserver sa vigilance.
Cette alerte intervient quelques jours après celle de l’avocat Hatem Chelly qui, le 27 août, avait qualifié son état de « critique », évoquant des douleurs généralisées, des difficultés respiratoires et un important épuisement physique. Il avait également affirmé qu’elle avait été transférée en urgence à l’hôpital après sa visite à la prison de Bulla Regia.
Trois jours de visite pour les avocats
La défense dénonce par ailleurs une décision « soudaine » limitant les visites des avocats à trois jours par semaine, contre une possibilité quotidienne auparavant. Elle estime que cette restriction compromet le suivi de l’état de santé physique et psychologique d’Abir Moussi et appelle le bâtonnier et les structures professionnelles à intervenir.
Le comité de défense affirme également avoir saisi en urgence le rapporteur spécial des Nations unies sur la torture et les autres traitements cruels, inhumains ou dégradants.
Abir Moussi est détenue depuis le 3 octobre 2023, date de son interpellation alors qu’elle se trouvait au bureau d’ordre de la présidence de la République pour déposer des recours visant des décrets présidentiels.
En mars 2026, la chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis l’a condamnée à dix ans de réclusion dans cette affaire, dont neuf ans pour des faits qualifiés de « tentative de porter atteinte à la forme de l’État, d’inciter les habitants à s’attaquer les uns aux autres avec des armes et de semer le trouble sur le territoire tunisien », six mois pour « traitement de données personnelles sans l’autorisation de leur titulaire » et six mois pour « entrave à la liberté du travail ».
La défense tient enfin les autorités pour responsables de l’état physique et moral dans lequel se trouve Abir Moussi et de toute conséquence qui pourrait lui survenir dans ses conditions de détention.
R.B.H












Commentaire
Barra dawi Moussi, Ghannouchi wal baki..
…ou hezou rewehQôm lel Rhazi. »
LIBERTE DIGNITE DE TRAITEMENT ET SOLIDARITE POUR MOUSSI ET AUX CENTAINE DE DETENU.E.S POLITIQUES COMME D’OPINIONS SANS E.KS.CEPTIONS !