L’avocat Hatem Chelly a alerté, jeudi 27 août 2026, sur la dégradation de l’état de santé de la présidente du Parti destourien libre (PDL), Abir Moussi, à l’issue d’une visite effectuée à la prison de Bulla Regia.
Dans une publication sur Facebook, l’avocat affirme avoir constaté que sa consœur souffrait d’un état de santé « critique », évoquant des douleurs généralisées, des difficultés respiratoires et un état d’épuisement physique important.
La présidente du PDL a, rappelons-le, été interpellée le 3 octobre 2023 alors qu’elle se trouvait au bureau d’ordre de la présidence de la République pour y déposer des recours visant des décrets présidentiels.
En mars 2026, la chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis l’a condamnée dans cette affaire à dix ans de réclusion, dont neuf pour « tentative de porter atteinte à la forme de l’État, d’inciter les habitants à s’attaquer les uns aux autres avec des armes et de semer le trouble sur le territoire tunisien », six mois pour « traitement de données personnelles sans l’autorisation de leur titulaire », et six mois supplémentaires pour « entrave à la liberté du travail ».
Des conditions de détention difficiles
Selon Hatem Chelly, cette situation intervient alors qu’Abir Moussi est détenue dans des conditions particulièrement difficiles, marquées notamment par des températures élevées ainsi que l’absence de ventilation et de climatisation.
L’avocat affirme également que la présidente du PDL avait demandé à consulter un médecin depuis plusieurs jours, sans que sa demande n’ait été, selon lui, suivie d’effet.
Transférée à l’hôpital
Toujours selon Hatem Chelly, ce n’est qu’aujourd’hui que les agents de l’établissement pénitentiaire ont décidé de la transférer à l’hôpital, après avoir constaté le caractère particulièrement préoccupant de son état.
L’avocat indique qu’Abir Moussi a été transportée en urgence vers l’hôpital à l’issue de sa rencontre avec elle.
À ce stade, aucun détail officiel n’a été communiqué sur son état de santé ni sur les examens médicaux auxquels elle a été soumise.

S.H












2 commentaires
Roberto Di Camerino
S’il lui arrive un malheur ou qu’elle reste handicapee,, puisqu’il n’y pas de justice dans le pays, il faut faire appel à la Cour Internationale de Justice, faire arreter les juges vereux, et corrompus qui l’ont condamnée et leur maitre qui donne des ordres d’eliminer toute opposition , au milieu de la nuit.
Gg
On ne peut pas dire que les milieux politiques se bougent beaucoup pour aider cette authentique détenue politique.
Cette indifférence tue la démocratie…