Un groupe de journalistes tunisiens a signé une déclaration publique en faveur de la liberté de la presse et contre les poursuites et les incarcérations visant des confrères dans l’exercice de leur métier.
À travers cette déclaration, les signataires réclament la possibilité d’exercer le journalisme « librement et indépendamment », sans crainte d’emprisonnement ou de poursuites judiciaires.
« La pression sur un journaliste est une pression sur toute la profession »
Les journalistes signataires réaffirment leur attachement à la liberté de la presse ainsi qu’à la liberté d’opinion et d’expression, qu’ils considèrent comme des droits fondamentaux et des garanties indispensables au fonctionnement de la vie publique.
Ils dénoncent notamment le recours à l’emprisonnement et aux poursuites judiciaires comme moyens susceptibles d’intimider les journalistes ou de limiter leur travail.
Selon la déclaration, « la pression sur un journaliste est une pression sur toute la profession ». Les signataires estiment également que l’emprisonnement d’un journaliste en raison de son activité professionnelle porte atteinte non seulement à sa liberté, mais aussi au droit du citoyen à l’information.
« Le silence n’est pas une option »
Les signataires affirment par ailleurs que le silence des journalistes face à l’emprisonnement de leurs confrères et aux restrictions visant leurs libertés « ne peut être une option ».
Ils présentent la solidarité professionnelle comme une responsabilité collective liée aux principes de la profession et à la défense de la liberté de la presse.
La déclaration cite les quatre journalistes détenus, avec les hashtags « Liberté pour Mohamed Yousfi », « Liberté pour Zied El Heni », « Liberté pour Mourad Zeghidi » et « Liberté pour Borhen Bsaies », tout en appelant également à la liberté pour l’ensemble des détenus d’opinion.
Au total, plus de 180 journalistes figurent pour l’instant dans la liste des signataires communiquée avec la déclaration. Les signataires annoncent enfin leur volonté de participer aux différentes mobilisations appelées par le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) pour défendre la liberté de la presse et dénoncer les formes de pression ou de menace visant les journalistes.
S.H











