Le Syndicat national des journalistes (SNJ), le SNJ-CGT, la CFDT-Journalistes et le Syndicat général des journalistes FO (SGJ-FO) ont appelé, jeudi 24 septembre 2026, à la libération immédiate du journaliste tunisien Zied El-Heni, détenu depuis le 24 avril dernier.
Dans un communiqué intersyndical, les quatre organisations, membres de la Fédération internationale des journalistes (FIJ), ont dénoncé ce qu’elles qualifient d’« acharnement judiciaire » à l’encontre du journaliste.
Comparution prévue vendredi
Zied El-Heni doit comparaître, vendredi 25 septembre, devant le pôle judiciaire antiterroriste dans le cadre de l’affaire dite des « Audio Leaks », liée à un enregistrement attribué à l’ancien dirigeant d’Ennahdha Mondher Ounissi et à la journaliste Chahrazed Akacha.
Le journaliste avait initialement été convoqué, en mars 2024, en qualité de témoin, après un travail de vérification effectué pour une émission radio. Il avait ensuite été poursuivi en tant qu’accusé sous quatre chefs d’accusation à caractère terroriste, notamment pour des faits liés à la « constitution d’une organisation terroriste » et à la « transmission d’informations au profit d’une organisation terroriste ».
Des poursuites liées aux sources, selon les syndicats
Les quatre syndicats estiment que ces poursuites constituent des représailles liées à la protection des sources journalistiques, qu’ils présentent comme un principe consacré par l’article 7 de la Charte mondiale d’éthique des journalistes.
Le communiqué évoque également la situation de la presse en Tunisie et dénonce la multiplication des poursuites visant des journalistes, ainsi que les pressions exercées sur les médias.
Quatre journalistes détenus
Les organisations syndicales rappellent que quatre journalistes sont actuellement détenus en Tunisie : Mourad Zeghidi, Borhen Bsaies, Mohamed Yousfi et Zied El-Heni.
Le SNJ, le SNJ-CGT, la CFDT-Journalistes et le SGJ-FO ont réaffirmé leur solidarité avec Zied El-Heni, sa famille et les journalistes tunisiens. Ils ont également indiqué s’associer au Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), lui aussi membre de la FIJ, pour demander la libération immédiate du journaliste et l’abandon des poursuites engagées contre lui.
S.H











