La défense des dirigeants politiques détenus dans l’affaire dite de « complot » a dénoncé, jeudi 24 septembre 2026, le transfert de l’avocat et dirigeant politique Ayachi Hammami de la prison de Mornaguia vers la prison de Monastir.
Dans un communiqué, la défense qualifie cette décision d’« arbitraire » et estime qu’elle s’apparente à une opération d’éloignement et de « représailles » contre le détenu.
Un transfert après une grève de la faim
Selon la défense, le transfert intervient après la grève de la faim observée par Ayachi Hammami en solidarité avec Wael Nouar et d’autres détenus de la Flottille Al Soumoud en grève de la faim.
La défense estime que le timing de cette décision pourrait laisser penser qu’il s’agit d’une mesure de représailles liée à cette action de solidarité pacifique menée depuis sa détention.
Elle appelle ainsi l’administration pénitentiaire et les autorités de tutelle à garantir la sécurité d’Ayachi Hammami et à mettre fin à toute mesure de restriction qu’elle estime liée à ses positions ou à sa grève de la faim.
La défense demande un retour à proximité de sa famille
La défense rappelle que, selon elle, la détention ne prive pas le détenu de ses droits et qu’une grève de la faim ou un acte de solidarité avec d’autres grévistes ne saurait justifier des mesures de sanction.
Elle souligne également que les transferts vers des établissements éloignés imposent des difficultés supplémentaires aux familles lors des visites.
La défense demande, en conséquence, le transfert d’Ayachi Hammami vers un établissement pénitentiaire situé à proximité du lieu de résidence de sa famille.
S.H










