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Boubaker Zakhama : les caisses des cliniques privées sont vides

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Par Myriam Ben Zineb

    La crise de trésorerie des cliniques privées s’aggrave sur fond d’impayés de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam). Boubaker Zakhama, président de la Chambre syndicale nationale des cliniques privées relevant de l’Utica, a décrit une situation devenue « très difficile », assurant que certains établissements peinent désormais à régler leurs fournisseurs, voire les salaires de leurs employés.

    Intervenant sur Express FM le 29 septembre 2026, Boubaker Zakhama a indiqué être en contact permanent avec le ministère des Affaires sociales et la Cnam, sans qu’une issue n’ait, pour l’heure, été trouvée.

    « Jusqu’à présent, il n’y a pas de solution », a-t-il affirmé, estimant que le dossier nécessitait désormais une intervention au plus haut niveau de l’État, notamment de la présidence de la République, de la cheffe du gouvernement et du ministère des Finances.

    Le responsable syndical s’est toutefois gardé de qualifier la situation de « catastrophique ». « La situation est difficile, très difficile », a-t-il insisté.

    Des fournisseurs à payer comptant

    Au cœur du problème figurent les retards de règlement de la Cnam. La Chambre syndicale avait alerté, lundi 28 septembre, sur huit mois d’impayés, estimant que cette situation menaçait désormais la capacité de certains établissements à poursuivre leur activité.

    Boubaker Zakhama a expliqué que les cliniques privées ne disposaient pas des mêmes marges de manœuvre que les structures publiques face à leurs fournisseurs. Dans le privé, certains fournisseurs de produits et de dispositifs médicaux exigent des paiements comptants.

    Or, les difficultés de trésorerie seraient désormais telles que certains établissements ne parviendraient plus à honorer ces dépenses. « Il y a même des cliniques qui sont incapables de payer les salaires de leurs employés », a-t-il affirmé.

    La situation est d’autant plus délicate que les prestations réalisées dans le cadre de la Cnam représentent, d’après les chiffres avancés par la profession, entre 30% et 70% du chiffre d’affaires des cliniques, selon les établissements.

    « Imaginez une clinique dont 70% des revenus proviennent de la Cnam et qui n’est pas payée », a lancé Boubaker Zakhama pour illustrer l’ampleur des tensions de trésorerie.

    « Nous ne pouvons pas dire au patient que nous ne l’acceptons pas »

    Les difficultés s’étendent également, d’après lui, aux relations avec les banques, alors que les établissements continuent à assurer la prise en charge des patients.

    Boubaker Zakhama a insisté sur cette contrainte : malgré l’assèchement de leurs ressources, les cliniques ne peuvent simplement refuser les patients faute de liquidités. « Nous ne pouvons pas dire au malade : nous ne vous acceptons pas parce que nous n’avons pas les moyens », a-t-il souligné.

    « Aujourd’hui, les caisses sont vides », a-t-il conclu, affirmant que les établissements rencontraient désormais des difficultés à assurer le minimum nécessaire à la continuité de leur activité.

    Cette nouvelle sortie intervient deux jours après l’appel lancé par la Chambre syndicale à l’issue d’une assemblée générale extraordinaire tenue le 24 septembre au siège de l’Utica. La profession avait alors réclamé l’établissement d’un calendrier clair pour le règlement des créances dues par la Cnam.

    Elle avait également soulevé deux autres dossiers : le différend avec la CNSS concernant les cotisations sociales de certains médecins libéraux exerçant dans les cliniques et les créances dues par la partie libyenne, dont certaines remontent à 2016.

    M.B.Z

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    2 commentaires

    1. EL OUAFI

      Répondre
      30 septembre 2026 | 20h39

      Et mon Œil les caisses des cliniques sont vides ?
      Vous nous prenez pour qui ?
      Ça fait des années que vous vous gavé !
      Sérieusement combien gagner-vous par jour ?
      Le SMIC ?
      Et les impôts vous en payez, en proportion de ceux qui subissent le prélèvement à la source .
      Ne vous ridiculiser vous pas cher monsieur.
      Quand la CUBIDITE tu me tiens ! ! !

    2. Salah tataouine

      Répondre
      30 septembre 2026 | 10h51

      IL PARLE de nouvelles caisses hhh…les anciennes avaient debordé surement vu le deficit du cnam et l endettement du malade pour se soigner « cliniquementprivé »…………on part pour mettre en place une quete multimillionnaire pour vous ? vous nous connaissez ..nous autres tunisiens on est genereux et on ne va pas vous laisser dans le besoin………….

    Répondre

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