L’épouse de l’opposant politique Ahmed Néjib Chebbi, Safia Mestiri, tire la sonnette d’alarme. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, ce dimanche 4 octobre 2026, elle affirme être sans nouvelles de l’état de santé de son mari, qui observe une grève de la faim depuis quatre jours, et tient les autorités pour responsables de toute éventuelle dégradation de son état.
Elle dénonce une situation qu’elle qualifie d’injuste et accuse les autorités de soumettre les détenus de l’affaire dite de « complot contre la sûreté de l’État » à un isolement informationnel, les privant de tout contact avec le monde extérieur.
Selon elle, Ahmed Néjib Chebbi n’a pas entamé cette grève de la faim par désespoir, mais dans un esprit de lutte contre ce qu’elle considère comme l’autoritarisme et les abus visant les détenus.
Privés de visites et d’informations
Safia Mestiri affirme que les détenus de l’affaire du « complot contre la sûreté de l’État » sont désormais privés de toute information provenant de l’extérieur, notamment depuis la suspension des visites des avocats à l’issue de la procédure de cassation.
Elle dénonce également la restriction des chaînes de télévision accessibles aux détenus à la prison de la Mornaguia. Selon son témoignage, ceux-ci ne disposent plus que de la chaîne nationale tunisienne, d’une chaîne consacrée à la cuisine et de TV5 Monde, qui leur permettait jusque-là de suivre l’actualité internationale.
Or, cette dernière chaîne aurait été délibérément retirée de leur accès depuis plusieurs semaines, affirme-t-elle. Malgré les demandes adressées à l’administration pénitentiaire et les promesses de rétablissement, la situation n’aurait pas évolué.
Pour l’épouse de l’opposant, cette privation d’informations constitue une forme supplémentaire de pression sur les détenus, qui se retrouvent coupés de toute actualité et de toute ouverture sur le monde extérieur.
« Une grève de la faim est leur dernier moyen de lutte »
Tout en reconnaissant les risques sanitaires liés à une grève de la faim, particulièrement après un été éprouvant, Safia Mestiri estime que ce mode de protestation reste le dernier recours des détenus face à ce qu’elle qualifie d’oppression.
Elle dénonce des conditions de détention qu’elle juge de plus en plus difficiles, évoquant notamment les privations de nourriture, de vêtements et désormais d’informations.
L’épouse d’Ahmed Néjib Chebbi conclut en imputant aux autorités la responsabilité de toute conséquence grave qui pourrait affecter la santé de son mari, condamné à douze ans de prison dans le cadre de l’affaire du « complot contre la sûreté de l’État », qu’elle considère comme le résultat d’un procès inéquitable.

Ahmed Néjib Chebbi a entamé, le 1er octobre 2026, une grève de la faim pour protester contre les restrictions d’accès des détenus aux médias et aux sources d’information indépendantes.
S.H












2 commentaires
HatemC
C’est un homme agé qu’il arrete un peu de jouer avec sa santé et qu’il prenne sa retraite …
Seybou Chebbi wal baqi, ya khawardeK el mellalie...
DE CHEBBI À GHANNOUCHI EN PASSANT PAR MOUSSI ET LES CENTAINES DE DETENU.E.S POLITIQUES COMME D OPINIONS EN PASSANT PAR MILLIERS HUMILIÉ.E.S, HARCELÉ.E.S ET EXILÉ.E.S FORCÉ.E.S :
LIBERTE, DIGNITE DE TRAITEMENT, SOLIDARITE ET REDDITION DES COMPTES DE TOUT LE REGIME KOUPABLE PARJURANT, SANS CLEMENCE NI OUBLI DES CONCESSIONS, DES KONTORSIONS , DES E.KS.CEPTIONS ET DES QÔMPROMISSIONS !