Le nombre de bénéficiaires du dispositif de prêt sur l’honneur pourrait dépasser 14.000, selon une estimation basée sur les résultats financiers des banques concernées en 2025. Invité lundi 5 octobre sur Mosaïque FM, le spécialiste du secteur bancaire et expert-comptable Sofiene Lourimi a expliqué que les montants disponibles étaient limités au regard de la forte demande enregistrée depuis l’ouverture de la plateforme.
Selon lui, plusieurs banques ont déjà indiqué que les enveloppes provisoirement consacrées aux particuliers avaient été épuisées. Cette situation s’explique notamment par l’afflux important de demandes enregistré dès les premières heures de lancement du dispositif. Les demandes ayant reçu un accord de principe doivent toutefois encore faire l’objet d’une vérification des pièces justificatives avant la validation définitive.
Le mécanisme repose sur une enveloppe alimentée par les bénéfices des banques. Celles-ci doivent consacrer au moins 8% de leurs bénéfices à ces crédits. Au moins la moitié de cette enveloppe doit, par ailleurs, être destinée aux petites et moyennes entreprises, aux entreprises communautaires et aux autres structures éligibles, ce qui réduit la part disponible pour les particuliers.
Pour estimer le nombre de bénéficiaires potentiels, l’intervenant s’est appuyé sur les résultats financiers de 16 banques accordant des crédits aux particuliers. En prenant comme référence leurs bénéfices réalisés en 2025, les 8% devant être consacrés au dispositif représenteraient, selon son calcul, environ 142 millions de dinars.
En appliquant ensuite les règles de répartition prévues, une partie de cette enveloppe serait destinée aux particuliers. Dans l’hypothèse où chaque bénéficiaire solliciterait le montant maximal de 10 000 dinars, le nombre de bénéficiaires potentiels resterait limité. L’estimation avancée tourne ainsi autour de 14.200 bénéficiaires pour l’ensemble des banques concernées.
Ce chiffre constitue toutefois une estimation théorique et non un nombre définitif de prêts qui seront effectivement accordés. Le montant réellement distribué dépendra notamment du nombre de demandes, des sommes sollicitées et de la validation des dossiers par les banques.
La répartition des prêts ne devrait pas non plus se faire sur la base d’un quota fixe attribué à chaque agence. La priorité revient aux demandeurs qui ont déposé leur dossier et qui remplissent les conditions requises. Les banques doivent notamment vérifier la capacité du demandeur à rembourser le crédit.
Cette exigence explique également pourquoi le prêt sur l’honneur ne signifie pas que la banque renonce à toute vérification. Selon l’intervenant, l’absence de garanties réelles ne dispense pas l’établissement bancaire de s’assurer que le bénéficiaire dispose de revenus ou d’une capacité financière suffisante pour honorer ses engagements.
Le dispositif se distingue en revanche des crédits classiques par l’absence de garanties matérielles telles qu’une hypothèque ou un nantissement. Il vise notamment des personnes qui rencontrent des difficultés à accéder au financement bancaire traditionnel, tout en disposant d’une capacité de remboursement.
L’intervenant a également évoqué le cas des retraités, dont certaines demandes pourraient être refusées en fonction des politiques internes des banques. Il a précisé que certaines banques appliquent des limites d’âge prévues dans leurs politiques générales de crédit, sans qu’il s’agisse nécessairement d’une disposition spécifique au prêt sur l’honneur.
Concernant les salariés du secteur privé, l’essentiel reste de pouvoir justifier d’un revenu et de satisfaire aux conditions fixées par la banque pour évaluer la capacité de remboursement.
N.J











Commentaire
Mhammed Ben Hassine
[plusieurs banques ont déjà indiqué que les enveloppes provisoirement consacrées aux particuliers avaient été épuisées.]
Cela veut dire comme par hazard les clients ont remis les doc requises par les banque non connu le 30 sep
Et la banque aussitôt a traité le dossier et allouer les montant pour sue le portefeuille s’épuise en 2 j
Mais quel exploit travail a la vitesse de lumière