Le lycéen Adam Mbarek a été libéré mardi 6 octobre 2026, après son arrestation dans le cadre de l’affaire liée à la manifestation organisée le 19 septembre à Tunis en soutien aux détenus de la Flottille Soumoud.
Élève dans un lycée de Raoued et engagé dans l’action associative, Adam Mbarek avait été arrêté dans le cadre de cette mobilisation avant d’être présenté au juge des enfants. Celui-ci avait ordonné son placement en détention. Son maintien derrière les barreaux avait suscité une mobilisation de ses camarades et de plusieurs enseignants, qui réclamaient sa libération.
Son cas avait particulièrement retenu l’attention en raison de son âge. Adam Mbarek était le plus jeune des personnes placées en détention dans le cadre de cette affaire, qui concerne des profils issus d’horizons politiques, associatifs et militants très différents.
Plusieurs personnes avaient été arrêtées à la suite de cette manifestation. Le vendredi 25 septembre, des mandats de dépôt avaient été émis à leur encontre. Le dossier d’Adam Mbarek, en tant que mineur, avait été transmis au juge des enfants.
Parmi les personnes concernées figurent notamment des militants de gauche, des activistes de la société civile et des défenseurs de la cause palestinienne, à l’instar de Meriem Halfaoui, Marouen Bedhiafi, Hathemi Hammami et Khalil Abidi. Le dossier concerne également Kaïs Bouzouiza, ancien dirigeant étudiant de l’UGET, ainsi que Rachid Othmani, membre de la Commission nationale de défense des activistes emprisonnés de la Flottille Soumoud.
D’autres profils politiques figurent dans la même procédure, notamment Souhail Chebbi et Adel Ben Ghazi, membres du Conseil de la Choura d’Ennahdha. Thouraya Chtiba, médecin et engagée dans la société civile, est également concernée. Le couple Chebbi-Chtiba avait été interpellé avec ses deux filles lors de la même vague d’arrestations.
Le dossier concerne par ailleurs Mounir Ayadi, âgé de 73 ans, arrêté le 24 septembre. Il lui est notamment reproché d’avoir prêté son véhicule à des manifestants qui y avaient installé un haut-parleur.
Selon les éléments communiqués autour de l’affaire, les personnes concernées ont été renvoyées devant la juridiction correctionnelle pour plusieurs délits, notamment des faits liés à l’atteinte aux symboles de l’État et à ses institutions ainsi qu’à des troubles à l’ordre public.
N.J










