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Karim Krifa contre-attaque et promet des révélations devant la justice

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Par Raouf Ben Hédi

    Après la rupture publique avec Abir Moussi et les accusations qui ont suivi sur les réseaux sociaux, l’avocat Karim Krifa réagit. Dans une publication diffusée lundi 12 octobre 2026, il affirme ne pas vouloir se livrer à un échange d’accusations, mais se réserve le droit de saisir la justice. Une mise en garde dont la portée dépasse peut-être les seules attaques en ligne.

    Le feuilleton de la crise interne au Parti destourien libre (PDL) se poursuit, sur fond de tensions politiques, de rupture entre anciens alliés et d’accusations dont les contours restent à préciser. Après avoir été publiquement désavoué par Abir Moussi, qui lui a demandé de se retirer de son comité de défense et de cesser de la représenter dans ses dossiers judiciaires, Karim Krifa prend la parole à son tour.

    Depuis la publication du communiqué de la présidente du PDL, l’avocat fait l’objet d’attaques et d’accusations sur les réseaux sociaux, notamment de la part de soutiens d’Abir Moussi. Sa réaction, publiée lundi 12 octobre, ne se résume toutefois pas à une réponse à ses détracteurs numériques. Sans désigner explicitement ses interlocuteurs ni détailler les faits auxquels il fait référence, Karim Krifa choisit ses mots et laisse planer la perspective d’une riposte judiciaire.

    « Je ne me laisserai pas entraîner dans des attaques personnelles ou un échange d’accusations », écrit-il. Il affirme néanmoins se réserver le droit d’engager les procédures légales nécessaires contre toute personne dont l’enquête établirait la responsabilité dans la publication ou la propagation de ces allégations.

    « La justice tranchera »

    Karim Krifa renvoie le règlement de cette confrontation à la justice. « La justice est l’arbitre », écrit-il, en précisant que les faits y seront exposés, les preuves discutées et les responsabilités déterminées.

    C’est surtout la suite de son message qui retient l’attention. « Ni toi ni les autres ne pourrez supporter les éléments qui seront présentés à la justice », lance-t-il, dans une formule qui tranche avec le refus affiché de se livrer à un échange d’accusations.

    Qui vise-t-il exactement ? Et à quels éléments fait-il référence ? L’avocat ne le précise pas. Il ne nomme aucune personne et ne détaille pas la nature des pièces ou des faits qu’il entendrait éventuellement soumettre à la justice.

    Mais en évoquant des éléments dont la présentation serait, selon lui, difficile à supporter pour ses interlocuteurs, Karim Krifa ne se contente pas d’annoncer une éventuelle action contre les auteurs d’attaques en ligne. Sa formulation laisse entrevoir une riposte qui concernerait certaines personnes et des faits précis.

    L’avocat prend soin, par ailleurs, de rappeler la présomption d’innocence et les droits de toutes les parties. Une réserve qui contraste avec le ton offensif de sa dernière phrase et maintient le message dans une forme d’ambiguïté : pas de noms, pas de détails, mais la promesse de laisser les éléments parler devant la justice.

    Une rupture qui dépasse le comité de défense

    Cette réaction intervient trois jours après le communiqué publié par Abir Moussi, vendredi 9 octobre, dans lequel la présidente du PDL a demandé à Karim Krifa de quitter son comité de défense. Elle l’accuse notamment d’agir contre ses intérêts et de porter atteinte à ses droits fondamentaux.

    La présidente du parti ne s’est pas limitée à réclamer son retrait de l’équipe chargée de sa défense. Elle a également demandé que son nom et sa photographie soient supprimés des documents et des espaces numériques liés au comité, ainsi que son retrait des dossiers judiciaires et des plaintes engagées en son nom, en Tunisie comme à l’étranger.

    Cette rupture intervient dans un contexte de tensions internes au PDL, marqué notamment par la suspension judiciaire, le 2 octobre, du congrès qui devait permettre à Abir Moussi de briguer un nouveau mandat à la tête du parti. Les divergences sur les règles internes et l’avenir de la direction ont depuis pris une tournure judiciaire.

    La réaction de Karim Krifa ajoute ainsi un nouvel épisode à une crise qui ne se limite plus aux désaccords sur la direction du parti ou à la stratégie de défense de sa présidente. Entre accusations publiques, attaques sur les réseaux sociaux et allusions à de possibles suites judiciaires, les protagonistes semblent désormais se préparer à une confrontation dont les contours restent encore flous.

    Pour l’heure, Karim Krifa ne dévoile ni les éléments auxquels il fait allusion ni les personnes qu’il pourrait viser. Il laisse toutefois entendre que la suite ne se jouera pas uniquement dans l’arène des réseaux sociaux.

    R.B.H

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