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Loi de finances 2027 : Dhafer Sghiri appelle à un débat responsable entre le gouvernement et le Parlement

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    Le député Dhafer Sghiri a appelé, jeudi 15 octobre 2026, à l’ouverture d’un débat responsable et sérieux autour du projet de loi de finances 2027. Dans un statut publié sur Facebook, il a insisté sur la nécessité de respecter à la fois la vision du gouvernement, le droit du Parlement à amender le texte et le droit de toutes les parties à exprimer leurs propositions.

    Conformément aux délais constitutionnels, le projet de loi de finances a été transmis à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) avant le 15 octobre. Il doit être renvoyé à la commission des finances et du budget lors de la première réunion du bureau de l’Assemblée, prévue vendredi 16 octobre, afin d’entamer son examen.

    Dans l’attente de présenter sa propre analyse des principales mesures économiques et sociales prévues par le texte, le député souligne que la conjoncture économique difficile, la situation des finances publiques ainsi que les évolutions géopolitiques et régionales et leurs répercussions sur la Tunisie imposent un débat sérieux impliquant l’ensemble des parties concernées.

    Dhafer Sghiri estime que les discussions doivent associer le gouvernement, le Parlement, les partenaires sociaux, les secteurs économiques, les experts et les médias.

    Respecter les prérogatives de chaque partie

    Le député insiste sur la nécessité de respecter le droit du gouvernement à présenter ses orientations, tout en tenant compte des équilibres financiers du pays, de ceux du budget et de la capacité de l’État à mobiliser les financements nécessaires.

    Il rappelle également que le Parlement et les députés doivent pouvoir proposer des amendements et de nouvelles mesures, dans les limites prévues par la loi et des capacités financières de l’État.

    Les différents secteurs économiques et les organisations doivent, eux aussi, pouvoir exprimer leurs propositions et être entendus au sein de la commission des finances, sans exclusion, souligne-t-il. Dhafer Sghiri affirme que c’est dans cette direction qu’il entend œuvrer au sein de cette commission.

    Un budget au service de l’investissement et du développement

    Pour le député, les divergences d’appréciation et d’opinion doivent être guidées par l’intérêt national. L’objectif est de parvenir à une loi de finances capable de répondre aux besoins de l’économie tunisienne et à ses défis.

    Le texte doit notamment contribuer au redressement économique en stimulant l’investissement, la croissance et la création de richesses. Il doit également permettre de rétablir les équilibres des entreprises publiques et de garantir à toutes les régions et à toutes les catégories de la population un droit à un développement équitable.

    S.F

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