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Sfax : le Parti des travailleurs dénonce une série de décès et la répression des protestations

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Par Sarra Hlaoui

    Le comité régional du Parti des travailleurs à Sfax a dénoncé, dans un communiqué publié jeudi 22 octobre 2026, une série de décès survenus dans le gouvernorat au cours des dernières heures, ainsi que la réponse sécuritaire aux mouvements de protestation déclenchés à la suite de ces événements.

    Le parti évoque notamment le décès d’un citoyen à Agareb, qui a succombé à ses graves brûlures après s’être immolé par le feu dans un local administratif de la région. Il fait également état de la mort d’un jeune homme à Jebiniana, mercredi 21 octobre, dans des circonstances qui restent à éclaircir. Selon le communiqué, des informations circulant sur les réseaux sociaux font état d’une course-poursuite impliquant les forces de la Garde nationale, qui aurait conduit à l’accident.

    Le parti mentionne aussi le décès, dans la même soirée, d’une étudiante résidant au foyer universitaire de Sidi Mansour. Il estime que sa vie aurait pu être sauvée si elle avait bénéficié de soins à temps.

    Le parti dénonce le recours à la force

    Ces décès ont provoqué des mouvements de protestation à Agareb et à Jebiniana. Le Parti des travailleurs affirme que ces manifestations ont été confrontées à une intervention sécuritaire marquée par un recours intensif aux gaz lacrymogènes, contribuant, selon lui, à aggraver les tensions.

    Dans son communiqué, le parti présente les mobilisations des habitants des deux régions, ainsi que le mouvement étudiant organisé jeudi matin et la grève générale universitaire annoncée pour vendredi 23 octobre, comme des formes de contestation légitimes au regard de la situation.

    Le comité régional condamne ce qu’il qualifie de répression et de recours à des solutions sécuritaires violentes pour répondre aux revendications des habitants. Il estime que ces pratiques risquent d’aggraver davantage la situation.

    Une critique de la politique du pouvoir

    Le Parti des travailleurs attribue ces événements à ce qu’il considère comme l’échec des choix politiques, économiques et sociaux du pouvoir en place. Il dénonce notamment la dégradation des services de santé et des infrastructures essentielles, ainsi que la détérioration du pouvoir d’achat.

    Le parti accuse également les autorités de privilégier les mesures répressives, l’instrumentalisation de la justice et l’incarcération comme réponses aux revendications sociales et politiques.

    En conclusion, le comité régional appelle les habitants, les forces démocratiques et l’ensemble des acteurs de la société civile à renforcer leur unité pour défendre le droit à la vie et s’opposer à la répression.

    S.H

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