Heure de Tunis :
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La violence, refuge de l’incompétence

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Par Sofiene Ben Hamida


    Par Sofiene Ben Hamida

    Les forces de l’ordre n’ont pas chômé cette semaine. Cinq foyers de tension se sont déclarés presque simultanément, dans cinq régions différentes, pour des raisons toutes différentes. Seule la réponse des autorités est restée exactement la même, dans toutes les régions et dans toutes les circonstances. Elle consiste à envoyer dans ces foyers de tension des renforts de policiers pour user de leurs matraques et arroser les manifestants de gaz lacrymogène.

    Disons-le tout de suite. Ces mouvements sociaux n’ont rien à voir avec la manifestation du 17 octobre dernier à Tunis. Cette dernière était organisée et encadrée par des organisations et associations de la société civile. Elle avait un objectif politique global et des revendications politiques, économiques et sociales à portée nationale. En revanche, les mouvements sociaux qui ont eu lieu cette semaine avaient un caractère spécifique, local et ponctuel.

    Aussi, ces manifestations n’ont aucun rapport avec le mouvement engagé depuis quelques semaines par les diplômés chômeurs. Pacifiquement, ils avaient envisagé une marche depuis Menzel Bouzaïane qui les conduirait jusqu’au palais de Carthage. Mais ils ont été stoppés et interdits d’entrer dans la capitale, comme s’ils étaient de vulgaires barbares (hamaj) du temps des beys et non des jeunes diplômés, enfants de la République. Même si on n’en parle plus, ou si peu, dans les médias, le mouvement des diplômés chômeurs se poursuit, avec des sit-in et des rassemblements qui continuent à s’organiser dans plusieurs villes du pays.

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