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Première en Algérie : contrôles fiscaux et enquêtes approfondies sur les entreprises étrangères

Les journaux algériens ne parlent que de cela ces derniers jours : l’enquête générale déclenchée par le gouvernement algérien sur les activités des entreprises étrangères en Algérie. On a ainsi rappelé les vérificateurs des impôts de leurs congés annuels pour préparer des missions d’inspection au niveau des entreprises étrangères. Ces enquêtes concerneront notamment les transferts de devises et le respect du dispositif d’investissement par ces sociétés, a indiqué à la radio Houcine Boubtina, directeur à l’Agence algérienne de promotion du commerce extérieur.
Selon ce responsable, des « dépassements » de la part d’entreprises étrangères auraient été constatés. Le journal en ligne toutsurlalgerie.com (réputé pour sa crédibilité et son sérieux) a indiqué il y a quelques jours que de lourds soupçons pèseraient actuellement sur l’opérateur Orascom Telecom Algérie, qui exploite la marque Djezzy. La Banque d’Algérie aurait ainsi alerté les autorités sur des transferts de devises jugés élevés de la part de l’opérateur mobile.
Coïncidence, Orascom Telecom Holding, maison mère de Djezzy, a opéré un remaniement à la tête de sa filiale algérienne, comme l’indique un communiqué publié hier, lundi 25 août, sur le site d’Orascom.

Le lancement de cette opération, la première du genre dans l’histoire du pays, écrit Tout sur l’Algérie, confirme une tendance au durcissement des conditions d’investissements pour les entreprises étrangères.
Selon notre confrère algérien, ces opérations devraient toutefois se limiter à quelques entreprises, sans doute les plus importantes : banques, opérateurs mobiles…. Il serait toutefois impossible de contrôler l’ensemble des entreprises étrangères implantées en Algérie, puisque cela demanderait plusieurs années aux inspecteurs des impôts et le fisc algérien n’aurait pas les capacités de mener une opération d’une telle envergure.

Les critères de choix des entreprises étrangères à contrôler restent inconnus. Mais les entreprises concernées ne semblent se faire aucune illusion concernant la finalité de l’opération. Selon une source proche des milieux d’affaires étrangers à Alger, citée par Tout sur l’Algérie, beaucoup d’entre elles redoutent le pire : des redressements fiscaux de plusieurs centaines de millions de dinars.
Les investisseurs étrangers sont partagés entre colère et incompréhension. «C’est contraire à toutes les règles d’équité et à toutes les conventions internationales signées par l’Algérie. C’est une véritable chasse à l’homme qui vient d’être lancée. Parler d’entreprises étrangères est stupide : il s’agit d’entreprises de droit algérien, mais détenues par des capitaux étrangers. C’est de la discrimination !», s’indigne un chef d’entreprise étranger qui a requis l’anonymat.
« Si des abus ont été constatés, il existe des procédures légales pour y mettre fin et punir les coupables. Mais on n’annonce pas ce genre de choses dans la presse. C’est du lynchage médiatique inutile», explique un autre entrepreneur étranger au journal en ligne.

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