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Tunisie – pays émergents : un réservoir de croissance pour les banques occidentales

Une étude sur « l’expansion des réseaux bancaires » réalisée par la société Orga Consultants révèle que les pays émergents représentent un réservoir de croissance pour les banques occidentales, mais le succès exige du savoir-faire, et la concurrence locale est rude, indique l’AFP.
Ainsi, les pays émergents offrent de fortes possibilités de développement. Ils sont encore dynamiques et peu bancarisés. «Les marchés matures sont aujourd’hui quasiment saturés. (…) Et l’évolution des réseaux n’y est souvent qu’un jeu à somme nulle».
L’étude a concerné 22 pays émergents et au total 171 banques de détail, nationales et étrangères. Dans ces pays les réseaux d’agences bancaires se sont développés en moyenne de 9% en 2008.

Un récent rapport avait indiqué que l’Afrique du Nord constitue, depuis quelques années, une « zone stratégique », pour le développement international des banques françaises, présentes aussi bien en Tunisie, en Algérie, au Maroc et en Egypte, en raison des transferts des migrants.
Ainsi, en 2008, les transferts de fonds en provenance de France se sont élevés à 1,3 milliard d’euros à destination de la Tunisie, 4,7 M€ en direction du Maroc et 1,5 M€ pour l’Algérie, soit respectivement 4,9%, 9% et 1,6% de leur PIB.

Le Maghreb et l’Afrique francophone offrent pour les banques françaises un «potentiel très fort» de développement, estiment Yoann Lhonneur et Jean-Marc Velasque, les auteurs de l’étude.
Cependant, les banques occidentales doivent compter sur la présence des acteurs locaux qui sont «fortement représentés» dans cette course. En effet, la croissance des réseaux bancaires des pays émergents provient d’abord des banques locales. Ces derniers ont l’avantage de la proximité culturelle et d’une connaissance fine des besoins de la clientèle, notamment la plus démunie.
M. Lhonneur explique que les banques étrangères, pour se développer dans les pays émergents, doivent savoir «prendre du temps», en procédant à des acquisitions au bon moment, ou en montant progressivement au capital de banques locales.
Les banques étrangères doivent se munir, par ailleurs, d’un personnel qualifié qui sache mettre en place un processus d’acquisition. Elles doivent avoir la capacité de faire émerger au sein de la banque acquise une élite qui connaisse le marché et y porte la parole du groupe, poursuit l’auteur.

Notons que les seules banques françaises ont investi 6,8 M€ sur les zones émergentes entre 2006 et 2008, dont 3,3 milliards d’euros pour la Société Générale. Cette dernière est la plus présente et la plus «agressive» sur le marché des pays émergents, devant BNP Paribas, selon Yoann Lhonneur et Jean-Marc Velasque.

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