La Tunisie, hostile à la suspension du commerce international du thon rouge d’Atlantique Est et de Méditerranée, a démenti lundi tout activisme pour faire partager sa position et se dit « choquée » par les accusations de Monaco.
« Je suis choqué, tout le monde s’active. Nous avons exprimé notre position mais n’avons rien fait pour la faire partager par d’autres pays » à la conférence de la CITES, la Convention sur le commerce international des espèces menacées, a assuré à l’AFP le délégué tunisien à Doha, Khaled Zahlah.
Pour M. Zahlah, expert CITES en Tunisie, « le thon rouge n’est pas l’affaire de la Convention mais celle de l’ICCAT », la Commission internationale pour la Conservation des Thonidés de l’Atlantique.
« La Tunisie s’opposera à toute inscription du thon à l’Annexe I ou à l’Annexe II » de la Convention, signifiant pour la première une interdiction du commerce international et pour la seconde, un commerce étroitement contrôlé.
« C’est pour nous d’abord et avant tout une problématique économique et sociale. Notre position est difficilement négociable », a-t-il prévenu.
La Tunisie dispose d’un quota de 1.060 tonnes de thon rouge pour l’année 2010.
Le représentant de la principauté de Monaco, qui a déposé une proposition visant à inscrire le thon rouge à l’Annexe I de la CITES, avait indiqué s’inquiéter, lundi, du « lobbying » du Japon et des efforts de la Tunisie pour rallier la Ligue arabe contre sa proposition.










