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Droit de réponse de l’Association tunisienne des banques

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    Suite à la chronique parue sur Business News, intitulée « Le Hold up des Banquiers » le 15 février 2010, l’Association professionnelle tunisienne des banques & des établissements financiers nous a envoyé le courrier suivant. Un courrier que nous publions tel quel sans modification aucune.

    Le fonctionnement des banques tunisiennes obéit à des règles fonctionnelles et éthiques strictes, transparentes et réglementées.

    Le secteur bancaire joue un rôle important dans l’animation de la vie économique nationale et le développement économique du pays. C’est à la banque en effet, qu’échoit la tâche d’assurer quotidiennement les multiples opérations de paiement tant nationaux qu’internationaux, de collecter les ressources financières disponibles en vue de les allouer au financement de l’investissement et donc, la création d’emplois.

    Ce rôle central de la finance dans l’économie est assuré par les banques tunisiennes dans un cadre structuré et constamment adapté sous la tutelle vigilante des autorités monétaires tunisiennes.

    Ces dernières fixent les modalités des différentes opérations bancaires et les commissions y afférentes et veillent à leur observance par les différents établissements de crédit et ce, aussi bien pour les financements accordés qui sont alignés sur le taux moyen du marché monétaire (TMM) que pour les services de règlement et autres qu’elles fournissent aux différents agents économiques qui justifient les différentes commissions facturées par les banques. Tel est en particulier, l’objet de la circulaire aux banques n° 91-22 du 17 décembre 1991 dans laquelle, la Banque Centrale de Tunisie fixe la nomenclature des opérations bancaires et les commissions y afférentes.
    Il est utile à ce propos de souligner que, outre le fait que la banque assure un « service public » de première importance, en assurant la bonne fin de la plupart des opérations de règlement et la conservation, sous des formes diverses, de l’argent du public, la banque est aussi, une entreprise. En tant que telle, elle n’a pas cessé d’investir pour se rapprocher des citoyens et des entreprises et leur fournir des services de qualité et en constante évolution pour répondre à leurs besoins ; en tant que telle, elle doit faire face aux coûts qu’elle doit supporter pour rémunérer le personnel, entretenir les réseaux d’agences, etc.

    A la différence de ce qui se pratique en Europe, les banques tunisiennes continuent d’assurer gratuitement certaines opérations bancaires telles que, l’ouverture de compte, la délivrance de chéquier, la clôture de compte, le mailing mensuel des extraits de compte, etc. Les intérêts, les commissions, les agios, etc. représentent le « prix » des services fournis à la clientèle qui, comme dans tout commerce, permettent à l’entreprise de payer ses salariés, de continuer à investir et à créer des emplois.

    Amor Saafi – Délégué général de l’Association professionnelle tunisienne des banques & des établissements financiers

    NDLR : Comme il n’échappe pas à nos banquiers ou à nos lecteurs, la chronique obéit à un style journalistique particulier, souvent ironique, différent de celui de l’information brute.
    Si nous ne remettons aucunement en question tout ce qui a été publié dans le courrier de M. Amor Saafi, qui réagit plus d’un mois après la publication, il n’en demeure pas moins que nous ne nous inscrivons pas dans cette optique de langue de bois où l’on met en évidence les trains qui arrivent à l’heure en occultant ceux qui arrivent en retard.
    Tout en prenant acte de l’esprit indéniablement constructif de la démarche de l’Association, nous continuons à croire (à tort ou à raison) que l’information est sacrée, le commentaire est libre et que sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur. Il s’agit de devises universellement admises par ceux qui s’y reconnaissent.

    Cliquer ici pour lire la chronique, objet de ce droit de réponse

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