Le Parti des Verts pour le Progrès (PVP) a déclaré son opposition au projet de réforme des retraites en Tunisie. Dans une conférence organisée la semaine dernière dans ses locaux, Mongi Khamassi, secrétaire général des « Verts » a annoncé qu’il y a d’autres pistes à explorer pour envisager la réforme, plutôt que d’augmenter l’âge légal de départ à la retraite et l’augmentation des contributions des salariés et du patronat. Selon le parti d’opposition légale, la priorité devrait être plutôt donnée à la résorption du chômage et l’encouragement de l’emploi.
Selon M. Khamassi, les indemnités de licenciement payées par l’Etat et les actes frauduleux de certains chefs d’entreprises qui ne déclarent pas aux caisses sociales leurs salariés sont derrière les déficits enregistrés.
Parmi les pistes à explorer, le PVP suggère de créer un fonds pour le chômage, financé par l’Etat et le patronat, la création de mécanismes nouveaux pour booster l’emploi, l’investissement des recettes des caisses sociales dans des produits boursiers rentables, l’investissement dans des projets fructueux, l’assurance-vie, etc. Tout cela implique, bien sûr, le changement de statut des caisses sociales afin de leur permettre de modifier la gestion de leurs ressources financières.
Le PVP souligne, par ailleurs, que la réforme des retraites en Tunisie doit s’effectuer suite à un long débat public auquel prennent part tous les intervenants et après la réalisation d’études précises et transparentes, et des études comparatives et d’opinion.
Bon à noter : c’est la première fois qu’un parti d’opposition se prononce en Tunisie sur le sujet.










