Rappelez-vous, il y a de cela quelques mois. Un article de presse (sur Tustex) dévoile le projet de Tunisiana d’entrer sur les bourses de Tunis et de Paris.
L’information est avérée, puisqu’elle a été confirmée par la suite, mais rien de ce projet n’a été concrétisé depuis. Et depuis, les rumeurs vont bon train. Tunisiana sera en bourse, Tunisiana sera achetée par les Russes, Tunisiana sera avalée par les Qataris qui possèdent déjà 50% du capital, Tunisiana sera quand même introduite en bourse. La direction générale, ne sachant rien de la volonté réelle de ses actionnaires, ne peut rien démentir ou confirmer.
La suite de ce feuilleton ? On la connaîtra dans quelques semaines ou dans quelques mois.
Le feuilleton de Tunisiana ne s’est pas encore achevé que celui de son concurrent Tunisie Telecom a commencé. Et, comme d’habitude, par un article de presse.
Mohamed Bichiou, DG de la bourse tunisienne, affirme à une agence de presse étrangère, que 20% du capital de l’opérateur public tunisien sera introduit sur les bourses tunisoise et parisienne avant la fin de cette année. Ne cherchez pas à comprendre pourquoi le directeur d’une bourse tunisienne préfère donner des « scoops » à la presse étrangère qu’à la presse de son pays, c’est ainsi ! On ne peut lui en vouloir de chercher à rayonner à l’international.
Mais les révélations de M. Bichiou soulèvent des interrogations quant à cette introduction et son timing.
Pourquoi c’est lui qui révèle l’information, alors que les trois principaux concernés (Tunisie Telecom et ses deux actionnaires de référence) préfèrent la discrétion ? Une discrétion impérative en l’état actuel de l’évaluation de l’entreprise.
Comment peut-on faire introduire une entreprise ayant un poids si important dans un délai aussi court ? Sans aucun doute, les 20% de Tunisie Telecom pèsent plus lourd que n’importe quelle autre entreprise cotée actuellement sur la bourse de Tunis.
Et comment expliquer le timing de cette introduction (avant fin 2010), alors que les autorités compétentes (direction générale de la privatisation notamment) ne l’ont pas prévue dans leur agenda ?
La porte est ouverte pour la spéculation et les rumeurs autour d’un feuilleton qui ne fait que commencer. C’est l’image de la Tunisie que veulent donner quelques uns de nos responsables à l’international.










