Dans un éditorial publié aujourd’hui, jeudi 25 décembre 2014, Le New York Times est revenu sur l’élection présidentielle tunisienne « une nouvelle étape importante dans la transition post-Printemps arabe vers la démocratie », lit-on. « Bien que le pays fait face à de nombreux défis difficiles, il reste un symbole d’espoir et de santé dans une région consommée par le chaos et dominée par des gouvernements autoritaires ».
« Après proclamation des résultats, lundi, Marzouki a reconnu sa défaite et Caïd Essebsi a prononcé un discours dans lequel il a remercié son rival en promettant de ‘’travailler ensemble sans exclure personne’’ ». Un geste que le journal américain salue particulièrement en écrivant : « L’importance de ces gestes ne peut pas être sous-estimée ; dans de nombreux pays, les bulletins volés, les résultats âprement contestés et l’hostilité envers les adversaires, sont trop fréquents ».
Le New York Times explique, par ailleurs, que « les responsables américains et les experts, qui connaissent BCE, attendent de lui qu’il soit un leader inclusif qui va travailler pour faire avancer les objectifs libéraux, comme les droits et l’éducation des femmes ». En plus de ses partisans pro-occidentaux laïques, l’un des plus grands défis de M. Essebsi, note le NYTimes, va être de coopérer avec Ennahda, « le parti islamiste du pays, qui a travaillé dur pour prouver que l’islam et la démocratie peuvent coexister ». Ennahdha, qui, « en dépit de son comportement responsable, a été exclu du gouvernement avant 2011, payant le prix politique de son incapacité à gérer la sécurité et relancer l’économie »
Et de souligner : « Bien que l’engagement de la Tunisie à des élections et autres processus démocratiques ait été source d’inspiration, la construction des racines profondes pour les institutions et les valeurs démocratiques qui peuvent résister à l’épreuve du temps, prendra des années. Pourtant, le pays offre plus d’espoir que tout autre pays musulman secoué par les bouleversements politiques de 2011 et mérite le soutien politique et économique autant que les Etats-Unis et l’Europe peuvent rassembler ».










