« Je suis contre la nouvelle loi de lutte antiterroriste pour la simple raison qu’elle contient, entre autres sanctions la peine capitale ». C’est ce qu’a affirmé Moncef Marzouki lors d’un meeting tenu, samedi 25 juillet 2015 à Djerba à l’occasion du 14ème anniversaire de la création du CPR. Et d’ajouter que si la peine capitale pouvait aboutir à des résultats positifs, il aurait été le premier à soutenir cette loi qui représente un danger pour les libertés et les droits de l’Homme plus que pour le terrorisme en soi.
« La lutte contre le terrorisme ne peut être efficace que si elle s’attaque aux racines, à savoir l’ignorance, la tyrannie contre les classes, les régions et les individus ainsi que le respect des droits de l’Homme », a-t-il précisé encore.
M. Marzouki s’est élevé, ensuite, contre la campagne menée à l’encontre des dix députés qui se sont abstenus de voter, tout en exprimant son entière solidarité avec eux. « Si j’étais député, j’aurais voté comme eux », a-t-il martelé en substance avant de conclure qu’avec cette loi, le pays recule et « retourne vers les pratiques du passé dont il semble ne pas en avoir retenu les leçons ».
On rappellera que la peine de mort n’a pas été abolie et que cette sanction est mentionnée dans la Constitution tunisienne, celle-ci même qui avait été entérinée par Moncef Marzouki, alors président de la République.
S.H










