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Ahmed Rahmouni accuse les ministres, les médecins, les députés, l’administration et les médias

 

Intervenant au sujet des récentes affaires judicaires qui ont créé la polémique au niveau national, le juge et président de l’Observatoire tunisien de l’indépendance de la magistrature, Ahmed Rahmouni s’est insurgé, dans post Facebook publié dans la soirée du mardi 7 février 2017, contre les ministres, les députés, les médecins, l’administration et les médias, en s’interrogeant comment la justice peut faire son travail avec «toutes ces pressions et ces mouvements de toutes parts !».

 

M. Rahmouni ne comprend pas les différentes réactions, qui entravent, selon lui, l’enquête judicaire.

Il a fustigé le syndicat des médecins, les structures médicales et les médecins qui usent de tous les moyens à leur portée (rassemblement de protestation, grève, sit-in, menaces, etc.) pour protester et défendre leurs collègues. Il s’est, également, attaqué à la ministre de la Santé, qui a selon lui oublié son poste, et à la directrice générale de la santé, qui sont intervenus dans le cours de l’affaire judicaire, en public, alors qu’elle toujours en instruction. Il ne comprend pas comment la ministre effectue une conférence de presse et reçoit la résidente après sa libération, tout en soulignant le respect des procédures médicales et l’absence de dysfonctionnement dans la prise en charge du prématuré décédé.

 

Il a vivement critiqué les députés, notamment Bochra Behadj Hmida et Sahbi Ben Fraj, les accusant de racket et de verser dans le sensationnel. Il s’insurge contre la position de Sahbi Ben Fraj qui pense que ce qui arrive aux médecins va détruire le système de santé en Tunisie ou que les médecins ne prendront plus, désormais, certaines décisions s’ils risquent la prison. Il ne comprend pas aussi la réaction de Bochra Belhadj Hmida qui a appelé le ministre de la Justice à intervenir.

Il a attaqué certains médias et chaines de télé, et en particulier Al Hiwar Ettounsi, qui se sont attelés, selon lui, à diffuser les pressions exercées et les appels à intervenir dans le dossier.

 

En conclusion, Ahmed Rahmouni estime que tout ceci est dû à la situation de faiblesse de la justice. Pour lui, tout ce beau monde n’a pas pensé ni à la justice, ni à la procédure judicaire, ni aux droits à garantir, ni à la neutralité ou à l’indépendance du magistrat. «Ces personnes augmentent notre désespoir et nos doutes», affirme-t-il.

 

I.N



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